L'érudit et l'archéologue allemand Winckelmann, célèbre apôtre du néo-classicisme, fut poignardé à Trieste, le 8 juin 1768, dans son hôtel, alors qu'il retournait de Vienne à Rome. Il avait eu l'imprudence de montrer à son voisin de chambre des monnaies d'or et d'argent reçues en cadeau de l'Impératrice Marie-Thérèse. Homicide par cupidité : l'assassin fut condamné à mort pour ce crime, et depuis, la postérité n'a pas changé d'avis. Dominique Fernandez a rouvert le dossier du procès : bien des détails lui ont semblé étranges. Si un autre mobile avait poussé le meurtrier ? Si Winckelmann, derrière son personnage officiel de savant, en cachait un autre, ambigu et mystérieux ?
Dominique Fernandez
Né à Neuilly-sur-Seine, Dominique Fernandez, ancien élève de "l'Ecole Normale
Supérieure", agrégé d'italien, est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages, parmi lesquels de
nombreux romans (Porponno, prix Medicis, 1974 Dans la main de l'ange, prix Concourt,
1982, Tribunal d'honneur, 1997), des essais (sur la littérature, la musique, l'art baroque, la
culture italienne), des récits de voyage. Il est aussi critique littéraire au Nouvel Observateur.