Dans ce traité du dandysme, Maxime Foerster nous convie à un parcours critique sur le phénomène
de la célébrité depuis ses débuts au XIXe siècle jusqu’à ses derniers avatars à l’ère de l’Internet et de la téléréalité. L’avènement de la modernité voit s’affirmer un individualisme d’un genre nouveau dont le dandy est peut-être la fleur la plus originale et la plus vénéneuse. Excellant dans l’art de séduire et d’être odieux, le dandy fascine en dégageant une aura qui était jadis le signe de la transcendance. Ce passage du divin à la diva marque néanmoins une interrogation : jusqu’où le dandy peut-il aller dans la négation de l’humain, ce trop humain en lui ? Le livre ne se veut ni un hommage ni une analyse docte du dandysme, mais plutôt un parcours critique qui forcerait le dandy à retrouver une humanité pourtant savamment niée. Pour la première fois sont abordés des sujets comme la femme-dandy, le rapport du dandysme à la politique en général et au socialisme en particulier, et enfin la question taboue du ridicule du dandy. David Bowie, Serge Gainsbourg et Amanda Lear sont pour l’auteur les successeurs de George Brummell. A travers un hommage marqué à ses figures du star-system du XXe siècle, Maxime Foerster actualise la galerie des dandys célèbres et nous fait part de ses admirations.
Maxime Foerster
Né en 1979 à Toulouse, diplômé d'HEC, Maxime Foerster a enseigné les gender studies à Audencia et collaboré au Dictionnaire de la pornographie (PUF, 2005).