"Ca commence par cent pages brillantes, drôles, méchantes, sur la journée de Victor Ward, un
jeune américain branché qui organise la soirée d'inauguration d'une boîte d enuit new-yorkaise. Puis le roman bascule. Sous la menace, Victor est envoyé en Europe à la recherche d'une actrice disparue, son ancienne camarade de fac. Il se trouve mélé aux people de Londres et de Paris, participe comme guestars au tournage d'un film à propos desdits people, et assiste à des séances de tortures qui, pour être mises en scènes, n'en sont pas moins sanglantes, insoutenables et bien réelles. Glamorama devient un feuilleton excessivement violent, et c'est de cet exces feuilletonesque que le livre tire sa force, sa puissance, sa profondeur. Car Bret Easton Ellis, au-delà de la satire, se situe dans le domaine de la morale. Il parle d'un monde où tout n'est qu'images, où choses et gens n'existent qu'à partir du moment où ils sont filmés et montrés. Difficile, éprouvant, agaçant, Glamorama est un livre ambitieux qui, une fois refermé, n'abandonne pas le lecteur." Christophe Mercier, Le Point