Par la qualité de son styke et de sa versification, Martial est un des plus grand poète latins. Il est moins connu que son maître Catulle (auquel il est pourtant supérieur). Si l'on veut saisir sur le vif la Rome de Domition, si l'on veut mordre dans le langage populaire, c'est Martial qu'il faut lire: c'est un grouillement de nouveaux riches, parasites débrouillands, capteurs d'héritages, matrones revêches, efféminés en chaleur, vieilles nymphomanes, cupides Cupidons, vénales Vénus, jouisseurs prêts à tout, cocus impuissants, voleurs, empoisonneuses, ivrognes, moralistes débauchés, mauvais poètes, mauvais médecins, mauvais avocats, mauvais dieux! Une galerie de monstres où preque aussi monstrueux que la verge des gigolos, le cul de Sabellus, ou le nez de Papylus!
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L'auteur :
Marcus Valerius Martial
Marcus Valerius Martialis naquit vers 40 après J-C, dans la petite ville espagnole de Bilbilis. Comme l'empire romain s'étendait jusque-là, sa langue maternelle fut le latin flamboyant de la Décadence.