" 'Gay Horror' est une compilation de 5 courts-métrages qui ravira les fans de films gay, mais aussi ceux qui aiment les histoires qui font frissonner !" (Hervé Millet, magazine "2X")
« La Cicatrice » est un film anglais de Damien Rea de 10 minutes qui nous raconte l’histoire de David. David fait une séance photos tout en rêvant d’une rencontre avec un beau mec musclé. En fait, il est mal dans sa peau car il a une très grande cicatrice sur le visage. Il n’est pas facile pour lui de faire des rencontres et de subir le regard des autres… jusqu’à ce qu’il se fasse draguer par Joe, un mec hyper balèze ! Mais chose étrange, David ne fait pas de remarque sur sa cicatrice...
Pour ouvrir cette collection, « La Cicatrice » est un petit court avec une bonne histoire qui parle de l’horreur de l’homophobie, le tout étant très bien filmé. Une excellente entrée en matière !
« La Place des morts », autre production anglaise de Keith Claxton de 13 minutes. L’action se passe à Marrakech. Un touriste anglais va faire un tour dans la ville, alors que sa femme reste à la maison. Une vieille marocaine le met en garde contre un jeune qui le mate. Mais l’homme est là pour avoir une relation sexuelle ! Et vu que c’est un jour de fête, ce jeune marocain est le seul garçon disponible. Malgré un tarif très élevé, l’homme accepte, sans savoir qu’il s’agit du jour du chien noir, un démon qui cherche à devenir humain…
Derrière ce ‘conte’ démoniaque, le réalisateur veut-il nous mettre en garde contre les méfaits du tourisme sexuel ? Pas impossible ! Et même si ce n’était pas le cas, il reste un court tout à fait radical et efficace.
« Gay Zombie » de Michael Simon est le premier des trois courts américains. Un zombie est chez sa psy. C’est un zombie gay qui craque sur Hugh Jackman ! Il est mort le jour de la Saint-Valentin et vit dans un cimetière. Il va dans un bar gay où il effraie tout les clients, sauf deux garçons qui acceptent de boire un verre avec lui. Mais les habitués veulent qu’ils partent… Les 2 garçons emmènent le zombie chez eux et décident de le relooker pour qu’il passe inaperçu et qu’il puisse vivre normalement…
Un court de 20 minutes où l’horreur est là pour faire rire et non pour faire peur. En effet, c’est un délire kitsch très drôle qui ne se prend pas au sérieux… même si l’on peut voir, à travers ce zombie qui est exclu sur le simple fait qu’il est différent des autres (de la norme), une parabole sur les gays qui, aujourd’hui encore, ne sont pas totalement acceptés partout dans la société.
« Famille vampire traditionnelle » de Bob Poirier. Comme le titre l’indique, ce court de 18 minutes nous conte l’histoire d’une famille traditionnelle… enfin presque, puisque la fille dort dans la machine à laver et les parents dans le congélateur ! Il faut dire que ce sont des vampires qui vont de maison en maison pour boire le sang de leurs victimes. Le soir d’Halloween, ils arrivent chez un gay. Quand le père découvre un C.D. de Madonna, il comprend vite qu’il s’agit d’un ‘sodomite’ ! Ils partent mais la mère avait déjà commencé à lui sucer… le sang ! Trop tard, il devient à son tour, un vampire…
Une variation sur le thème du film de vampires, qui privilégie l’humour noir, le macabre et donne l’un des meilleurs courts de cette collection.
« Désir rampant » de Carter Smith. Prix du Court Métrage du Grand Jury de Sundance. Ben, un jeune élève blond, trop craquant, est attiré par Grant, un nouveau venu au look énigmatique. Ben est gay et il se confie à sa meilleure amie. Il n’a qu’une envie : devenir l’ami, l’amant de Grant qui pourtant, a des fréquentations bizarres. Il traîne avec d’autres mecs, genre gothique, avec qui il s’enfonce dans les bois avoisinants. Qu’y font-ils ? Ben prend son courage à deux mains pour aller parler à Grant qui l’invite aussitôt à une soirée avec ses deux potes. Grant va vouloir faire vivre une expérience inédite à Ben qui, après quelques réticences, accepte car il est hypnotisé et aveuglé par son amour naissant pour ce bel inconnu…
Outre l’influence évidente de Gus Van Sant puisqu’on retrouve plusieurs éléments qui ont fait le succès du film 'Elephant' : filmer (de dos) dans les couloirs d’un lycée, un ado blond au visage angélique, le réalisateur réussit avec ce moyen-métrage de 36 minutes à rendre angoissante, voire malsaine, l’atmosphère de son film qui s’avère être le plus étrange de ces cinq œuvres."
Hervé Millet, magazine "2X".
SUPPORT
DVD
DVD ZONE :
Toutes zones
STANDARD :
PAL
Durée :
100 mn
Réalisateur :
Carter Smith
Acteurs :
Josh Caras, Donald Cumming
Langues :
Anglais
Sous-titres :
Français
Son :
STEREO
Format image :
4/3
BONUS : Liens internet.
Bandes-annonces de la collection HOMOVIES.
L'avis des lecteurs : -----------------------------------------
Donnez votre avis Ceux qui ont acheté cet article ont également acheté :