Au départ : un petit mensonge de rien du tout. Afin de rassurer
son mari qu’elle trompe et qui devient soupçonneux,
Marion, comédienne, prétend qu’elle ne peut être l’amante
de Frédéric, un acteur qui joue dans la même pièce de
théâtre qu’elle, car celui-ci est homosexuel. Or, voilà que
cette galéjade enfle, rebondit et finit par exploser à la figure
de ses propres protagonistes au point qu’un premier
drame éclate, bientôt suivi d’un meurtre.
Comme quoi, mentir, c’est mourir un peu…
Réédition d’un polar paru au Livre de poche en 1985 sous
le titre L’ami de coeur. Le célèbre critique Michel Lebrun
n’hésitait pas à le qualifier, dans L’Année du polar 1987, de
« coup de génie » de l’auteur avant d’ajouter : « Ferrière,
on s’en apercevra un jour, constitue à lui tout seul une branche
à part dans l’arbre généalogique du polar. Il a su créer un univers
consacré au faux-semblant de la société-spectacle. »
Jean-Pierre Ferrière est l’auteur d’une soixantaine de
romans à suspense, mais également scénariste dialoguiste
pour le cinéma et la télévision.
Qualifié d’« éclair de génie » par Michel Lebrun dans L’Année du polar 1987, ce roman est sans aucun doute l’un des plus cruels et des plus perspicaces de l’auteur des Relations de plage et de Service de nuit (H&O).