Mais par où commencer ?
Jeter d’emblée sur la page blanche que j’ai tué une femme – ma tante – et quelques hommes – des inconnus, des amants –, ce serait aller un peu trop vite en besogne. Ce serait tout réduire à ma fureur et au plaisir que j’ai eu à frapper mortellement.
Comment amorcer le premier chant de mon épopée ? Je ne sais pas.
Alors je deviens tigre en cage. Et j’ai la tentation de piétiner plumes et cahier.
Par quoi commence-t-on le récit d’une vie ? C’est quoi, un commencement ?
Et c’est fait de quoi, une vie, même celle d’un dieu ?
D. A.
C’est ce mouvement emporté et cette mythomanie incandescente qui donnent son charme à ce livre.Dominique Fernandez, Nouvel Observateur.