Lorsque l’homme qu’elle aime la quitte pour une autre femme, Louise décide de fuir Paris. Mais ni le voyage ni l’exotisme de Cuba ne suffisent à dissiper son chagrin, à détourner ses pensées de son amant. Afin de garder un contact avec lui, aussi dérisoire et masochiste soit-il, Louise décide alors de lui écrire une série de lettres, comme on lance des bouteilles à la mer.
Depuis La Havane, New York, Venise, l’Orient Express et même Paris où s’achève son exil, naît une correspondance à une voix, implacablement honnête et poignante. S’y succèdent souvenirs des temps heureux, prémisses de la rupture, déchirement de l’abandon, désespoir de la solitude. Bientôt, l’évidence s’impose à Louise : la véritable destinataire de ces lettres n’est autre qu’elle-même. Tout au long de ce processus, se dessine alors la possibilité d’une guérison…
Philippe Besson aime à s’imposer des contraintes formelles pour donner un cadre à ses fictions. En se réappropriant le genre du roman épistolaire, il fait de chaque lettre une méditation sur l’amour, le couple, le manque de l’absent, la solitude nécessaire à la reconstruction de soi… Et démontre que tout travail de deuil passe nécessairement par les mots. Au style singulier de Besson, tout à la fois dense et lyrique, s’ajoute l’admirable capacité à épouser une sensibilité féminine. Par ce roman optimiste, l’auteur d’Un instant d’abandon rompt volontairement avec la noirceur de ses derniers écrits.
Ce livre n'appartient pas à la littérature gay et lesbienne
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L'auteur :
Philippe Besson
Philippe Besson est né en 1967 à Barbezieux, en Charente. Son père est instituteur, sa mère clerc de notaire. Il passe son enfance dans un village de 160 habitants, au-dessus d’une école de campagne, en compagnie d’un frère, d’un an son aîné.
En 1984, il entre au Lycée Montaigne de Bordeaux où il suit une prépa HEC pour entrer en 1985 à l’Ecole Supérieure de Commerce de Rouen. Il retourne à Bordeaux en 1989 pour préparer un DESS. Il vit actuellement à Paris.