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Un garçon à Seattle

Olivier Cechman

Prix Adventice : 16,00 EUR

éditeur : H&O éditions
Langue : Français
256 Pages
Code article : 24607

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Généralement sous 4 à 10 jours

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Moi, vous me connaissez, s¹il y a bien une chose capable de me faire faire un peu n'importe quoi, c¹est l¹amour ! Alors quand Arthur, mon amoureux, a été muté à l¹autre bout du monde (Seattle, très exactement), je n¹ai fait ni une ni deux, et je l¹ai suivi.
Évidemment, l¹ennuyeux, c¹est que j¹ai dû abandonner mon fabuleux poste de conseiller en mode chez Éclypse, et dire bye-bye à Paris et à mes meilleurs amis, Corinne et FiÞ (non sans quelques effusions, vous vous en doutez). Bien sûr, vous allez vous exclamer (et ce n¹est pas moi qui vous contredirais) que Seattle, ce n'est pas glamourissime comme destination, rapport à la pluie et tout et tout !
Mais je vais vous dire, le mauvais temps n¹est rien, comparé aux innombrables ennuis qui m'attendaient là-bas, rien ! Déjà, le voyage en avion n¹a pas été tout rose tout sucre, mais alors sur place, pardon, mon séjour a carrément viré à la tragédie grecque !
Et quand le ciel s'est obscurci pour de bon (et pas à cause des nuages mais plutôt de mon crapaud d'amour), je ne vous cacherais pas que j'ai comme douté du Cosmos ! Heureusement, mon exceptionnelle jugeote et ma bonne humeur légendaire ont vite repris le dessus ! Car, foi d'Alexis, je n'allais quand même pas laisser le grunge et la déprime avoir raison de moi ! Ah ça non alors !

Après "Un garçon à la mode", Olivier Cechman nous offre un nouveau cocktail de fraîcheur et d¹humour avec ce deuxième volet des aventures hilarantes et endiablées d¹Alexis Thomas.

Olivier Cechman est né en 1968 à Paris où il a fait des études d¹anglais.
Après un long séjour aux États-Unis et une incursion dans le monde de l'informatique, il se consacre désormais à la traduction et à l'écriture. Son premier roman, "Un garçon à la mode", est paru en 2000 aux éditions H&O.

Olivier Cechman, vous signez avec « Un garçon à Seattle » votre deuxième roman. Pourquoi avoir choisi de faire une suite à « Un garçon à la mode » ?

Après la parution de mon premier roman, j’avais immédiatement embrayé sur une suite car je n'en avais pas terminé avec Alexis et sa bande. Puis, très occupé, j’ai dû laisser le projet en friche. Quand je l'ai repris, je ne savais pas si je devais réutiliser mes notes telles quelles ou tout réécrire, et après de nombreuses hésitations, j’ai finalement décidé de ne retenir que les meilleures idées- meilleures en tout cas pour rmoi! (rires). En gros, je n'ai gardé que 20 -30% de mon travail initial.
J’ai également opté pour une suite car j'avais déjà une partie de mon matériel et je craignais un peu de créer de nouveaux personnages qui auraient été trop semblables à ceux du précédent ouvrage. Car l'écueil à éviter était justement de ne pas écrire un clone du premier roman. Et je suis content car même si les deux volumes sont liés, ils restent quand même très différents - d'ailleurs, on peut lire le deuxième sans avoir lu le premier. (Le 1er roman est réédité en poche le 10 Octobre 2006)
Enfin, et c'est plutôt flatteur, j’ai été aussi un peu poussé par mes lecteurs qui voulaient savoir ce qui allait bien pouvoir arriver à Alexis là-bas, à Seattle (rires).

Pourquoi situez vous votre roman à Seattle ? Y avez-vous vécu ? Avez-vous connu les mêmes mésaventures que votre personnage principal ?

Le roman n’est pas autobiographique, enfin pas complètement. Le cadre m’est connu et familier puisque j'ai vécu à Seattle pendant trois ans et demi avec mon ancien ami, américain, qui avait été rappelé à… Seattle ! Et je l'avais suivi. Les lieux existent donc bel et bien et je ne les ai pas inventés, au contraire des intrigues, qui doivent beaucoup à mon imagination (rires). En revanche, les crises de fou rire du personnage principal sont inspirées de la réalité, et de ma vie en particulier. Pour l’épisode de la première leçon de conduite, c’est également véridique. La monitrice avait vraiment dû me prendre pour un dingue ou un drogué! (rires)

Que représente l’écriture pour vous ? Quel est votre moteur ?

Enfant, je n’aimais pas les jeux, les jouets, je préférais lire, et je n’arrêtais pas. J’ai toujours voulu écrire. Mon cursus scolaire et mes profs de lettres m’ont encouragé à écrire. Je ne sais pas trop comment expliquer sans paraître vaniteux, mais en cours, si certains étaient bons en maths ou en physique, moi j’étais une vraie bille, tandis qu'en littérature, j'étais dans mon élément. Ecrire, pour moi, c’est un plaisir, j’aime ça, j'aime les mots, les assembler, jouer avec. Même l’écrit sur papier est très important, j’écris sans arrêt. Excepté quelques classiques français, je ne lis que de la littérature anglo-saxonne car je trouve que ses auteurs se prennent moins au sérieux et sont plus fantaisistes. Moi je ne veux pas me prendre la tête et les auteurs qui se la jouent m'ennuient un peu, quoiqu'avec un peu de distance, ils finissent par devenir plutôt drôles malgré eux (rires). On retrouve dans la littérature anglo-saxonne de nombreux personnage gay pleins d’humour et qui s'imposent à vous même une fois le livre refermé. Il y a un sentiment de bien-être, qui rend heureux.

Qu’est qui vous motive à faire, à chaque fois, des romans drôles et légers ?

J’aime les choses légères qui divertissent, qui font qu’on oublie ses soucis. La littérature c’est aussi ça. Je pourrais écrire des choses plus graves, je suis comme tout le monde, et des situations pas folichonnes, j'en ai connues, mais à quoi bon? Il suffit d'ouvrir le journal pour avoir de mauvaises nouvelles et se lamenter sur les malheurs du Monde! D'ailleurs, quand on y pense, écrire des choses drôles, c'est nettement plus difficile et rare que d'écrire des histoires dramatiques! Et pourtant, ce n'est pas encore demain qu'on va me remettre le Prix Nobel de littérature! (rires) Vous voyez, il n'y a décidément pas de justice! (rires)
Quand on parle de la littérature gay, on devine souvent un côté un peu glauque. Dans un passé pas si lointain, on n’avait pas beaucoup de choix, tous les livres avaient pour thème la maladie, le sida en particulier, le rejet des homos, le sexe, le suicide, et le mal-être. Tout ça, ça n’incite pas à la gaieté. Vous voyez, je ne me reconnais pas dans cette littérature. A 38 ans, ça ne me plaît pas, ça ne me correspond pas. D'après moi, ce n’est pas nécessairement ça la vie gay.
Mon livre choisit délibérément de proposer une autre vision de l’homosexualité. Ici, l'homosexualité est bien intégrée, et n'est qu'un élément parmi d'autres à composer l'histoire. N'importe qui peut lire "Un garçon à Seattle" et y trouver du plaisir - bon, ce n'est pas "Le club des cinq" quand même! (rires)
Même si mon roman est léger, il n'est pas exempt de doubles sens, d'autodérision. Il faut prendre de la distance, le lire pour se distraire. Il ne faut pas avoir honte de ne pas se prendre au sérieux et d'aimer la légèreté (rires)!

Quels sont projets d’écriture ? Comment est accueilli ce nouveau roman ?

Les projets : un nouveau roman. Je note toutes mes idées sur des feuilles volantes, puis je les rassemble pour créer une trame. Je ferai peut être une suite à "Un garçon à Seattle" ou quelque chose de différent. La décision sera prise très bientôt. Je prends énormément de temps, je suis lent, et j'hésite longtemps avant de m'atteler à un projet- sans doute mon côté balance (rires). Je veux que ce que j'écrive soit avant tout divertissant. Je retravaille donc beaucoup mes textes.
En tous cas, j’aime les choses simples, je n’aime pas les livres tarabiscotés, qui, à mon avis, manquent souvent d’émotions "vraies". J’essaie toujours d’écrire des choses simples, sans prétention. Colette disait, pour définir le style « C’est écrire avec les mots de tout le monde, mais comme personne», autrement dit, se démarquer en restant accessible.
Quand je passe dans le Marais, je me dis « ce n’est pas possible, il y a des gens qui ne sont plus sur terre ». Il y a un décalage, un système de valeur que j’ai du mal à comprendre - et à fortiori à adopter (rires).
J’ai voulu montrer le ridicule du paraître, du culte de l’apparence et m'en moquer gentiment. Les gens oublient de rire, d’être gentil, mes personnages sont gentils, ils sont simples, accessibles, à l’écoute des autres. Ils s’écoutent, s'aiment et ont un certain « code moral ». Bref, ils sont vrais et pourraient être vos voisins.
Ce roman a été plutôt bien accueilli, et les lecteurs semblent s'être bien amusés, ce qui est formidable car c'était quand même un peu le but (rires)!

Comment vous situez vous aujourd’hui parmi les auteurs de littérature gay ? Quels sont les auteurs qui vous inspirent ?

Je ne me situe pas dans les auteurs de la littérature gay, car me situer là ou là serait prétentieux et n’aurait pas beaucoup de sens. Je préférerais être une sorte d’électron libre et continuer d’écrire des romans pour divertir. Les auteurs qui m’inspirent sont, dans le désordre, E.F. Benson, Joe Keenan, Paul Rudnick, Colette, Maupassant, Steve Kluger, Wendy Wasserstein, Robert Rodi... Vous voyez, peu de références françaises... C'est dommage qu’en France il n’y ait pas plus de littérature "fofolle" où l'humour prime sur tout le reste, où on lit pour s'amuser. J'ai envie de conseiller: Plus de fantaisie, et moins de tragédie! (rires)


Quelle question ne vous ai-je pas posée, et à laquelle vous auriez aimer répondre ?

Peut-être: « Est-ce que les personnages et les situations du roman existent ? »
Les situations sont généralement inventées, et les personnages sont créés à partir de différentes personnes qui ont croisé mon chemin ne serait-ce que quelques minutes -et bien sûr de mon imagination. Je prends certains traits marquants, et je recherche l’auto-dérision, même quand il n’y en a pas. Mais je ne me sers jamais du physique de quelqu’un que je connais pour mes personnages. Chaque personnage est aussi un peu « moi », je peux être bonne poire, comme Alexis, mais parfois je manque aussi de patience et je vais droit au but, comme Corinne le fait si bien. Et alors là, attention! (rires)





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L'auteur :

Olivier Cechman
Olivier Cechman est né en 1968 à Paris. Après des études d'Anglais, il fait un séjour de plusieurs années aux Etats-Unis, où il devient concepteur de sites internet avant de revenir en France en 1998. "Un garçon à la mode" est son premier roman.

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