"Un militaire taciturne voit son existence bouleversée par la passion que lui inspire Rosetta, une jeune italienne experte en libertinage. En essayant de mieux cerner la personnalité de sa maîtresse, le militaire tombe sous la fascination de celui qui passe pour le père de Rosetta et qui a décidé de changer le destin de son gendre...
Servi par une prose élégante que n'aurait pas renié Gracq, le premier roman de Robert Alexis est une plongée vertigineuse dans le nomadisme de l'identité et du désir. Les codes sociaux ni le corset de l'uniforme ne peuvent structurer l'éparpillement du narrateur qui découvre, grâce à la poigne de l'énigmatique Hermann, le bonheur et l'angoisse d'aller au-delà de soi-même. Par-delà une trame narrative habilement mise en scène qui rend hommage aux meilleurs romans décadents (dans la lignée de Rachilde et Maurice Rostand), Robert Alexis signe une réflexion philosophique de premier ordre sur les rapports entre fétichisme et identité de genre ainsi que sur les processus de formation et déformation de la façade qui nous tient lieu de moi social."
Maxime Foerster
Présentation de l'éditeur : C'est un lieu commun de prétendre que certaines rencontres infléchissent le cours d'une vie, l'orientent dans une direction jusqu'alors insoupçonnée. Plus rares sont les événements auxquels on ne peut accorder aucune place, qui restent en soi comme des lignes infranchissables. Bien des mots que me confia cet homme sont aujourd'hui oubliés, mais je conserve l'essentiel comme un troublant héritage.
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L'auteur :
Robert Alexis
Après La Robe, très bien reçu du public et de la critique, déjà traduit en Italie et en Espagne, et La Véranda, choisi parmi les livres retenus pour l’opération l’Été des libraires (2007), Robert Alexis publie son troisième roman. Il ne nous a donné de sa biographie qu’un lieu : il vit à Lyon, et deux repères : a été l’élève du philosophe François Dagognet, apprécie la discrétion de B. Traven. Nous respecterons, cette encore, sa discrétion.