En charge d'affaires politico-financières, le juge Bergeret a quitté la
magistrature pour retrouver une vie plus paisible. Il décide alors de
renouer avec les études byzantines de sa jeunesse et découvre dans la
bibliothèque d'un monastère, sur une île grecque, des parchemins du IVe
siècle de notre ère, couverts de signes phalliques. Il parvient à percer le
mystère de cette écriture cryptée qui cachait une Vie de saint Paul dont la
révélation pourrait provoquer un énorme scandale, tant l'homme qu'elle
dévoile apparaît différent de celui du Nouveau Testament et malmène l'image
de ce pilier du catholicisme sur lequel repose l¹essentiel de la dogmatique
chrétienne et notamment la condamnation de l¹homosexualité.
Six mois plus tard, Julien est assassiné dans des conditions abominables.
Meurtre crapuleux ? lié aux affaires qu'il a traitées naguère ? ou à ses
récentes trouvailles ?
C'est aux deux personnes qui aimaient Julien, son compagnon Nikos Kalermis
et sa collègue la juge Clémence Volkovsky, qu'il reviendra de faire éclater
la vérité et de châtier les coupables.
Dans une veine plus proche du Nom de la rose et du Comte de Monte-Cristo que
du Da Vinci Code, Olivier Delorme, auteur des Ombres du levant (Critérion,
1996), du Plongeon (H&O, 2002) et du Château du silence (H&O, 2003), nous
offre un polar théologique qui non seulement tient le lecteur en haleine
d'un bout à l'autre du récit, mais l'amène également à réfléchir sur de
nombreux sujets d'actualité.
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Anonyme
Vous annonciez qu'il s'agit de bien plus qu'un Da Vinci code gay! Eh bien on n'est pas déçu : il s'agit effectivement de bien plus...
Bien plus sérieux quant à la documentation, mais sans jamais se prendre au sérieux ; on a (presque) toujours le sourire aux lèvres, quand on ne rit pas franchement.
L'affaire politico-judiciaire qui est une des deux intrigues donne lieu à une description du monde politique (commissions sur des marchés d'armement, rivalité de présidentiables sans srcupules, coups tordus, vieux président qui refuse de décrocher...) est implacable mais évoque irrésistiblement ce qu'on voit chaque jour sur nos écrans.
Le suspense est infernal! Nuit blanche assurée : on se met le nez dedans et on n'en sort plus, rebondissements multiples, on ne saura à quoi s'en tenir vraiment qu'à la dernière page.
Avec en prime, un peu de ciel bleu de Grèce (comme dans ses autres livres, O. Delorme en parle comme personne), des personnages attachants (le juge-héros bien sûr, mais son compagnon est à croquer, la vieille copine, fidèle et droite, celle que l'on rêve tous d'avoir, le supérieur du monastère et son perroquets sont géniaux), des saveurs et des odeurs de cuisine qui vous font saliver, un petit voyage à Saint-Pétersbourg...
Reste le meilleur : l'intrigue autour d'un manuscrit en écriture phallique qui révèle en saint Paul, fondateur de deux mille ans d'homophobie chrétienne...
Mais je ne vous en dis pas plus. Ce serait dommage de vous priver de la découverte. Toujours est-il que c'est drôle, haletant, sensuel, jouissif. Avec une superbe histoire d'amour et un géniale histoire de vengeance.
A Lire toute affaire cessante : c'est la vraie surprise de cette rentrée morne !
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Anonyme
Marc a raison!
J'ai acheté ce livre après la chronique de L. Bonelli au Set de PinkTV et je l'ai dévoré en deux jours.
C'est férocement ironique pour les hommes politiques et pour les cathos, et l'histoire est parfaitement bouclée avec une chute inattendue. Même si on se demande, parfois, pendant les cinquante première pages, où l'auteur veut en venir, il vous tient en haleine avec des moments intenses d'émotion.
Le meilleur livre que j'ai lu depuis longtemps comparable pour moi aux Chroniques de san Francisco pour les personnages, l'humour et la critique sociale, et au Nom de la rose pour le côté historico-philosophique.
Du coup j'ai acheté les deux autres bouquins de cet auteur que je ne connaissais pas. Et je suis entrain de lire Le Château du silence, beaucoup plus noir, mais aussi très beau.
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Anonyme
Un régal ! drôle, méchant, sans pitié pour un monde politique qui ne s'occupe que de ses intérêts, de sa carrière. Passionnant pour le côté historique qui montre comment l'homosexualkité antique, des dieux et des héros les plus positifs est devenue, avec le christianisme, un crime. Mais tout ça dans un vrai polar, difficile à lâcher qiand on l'a commencé. On rit, on pleure, on adore ces deux mecs qui s'aiment (le juge héros et son copain) et on jubile à la fin, même si on regrette que l'auteur ait tué...
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L'auteur :
Olivier Delorme
Né en 1958, historien de formation, Olivier Delorme s'est très jeune pris de passion pour la Grèce. Après la parution de son premier roman, Les Ombres du levant, en 1996, il a vécu deux ans sur une petite île à l'écart des routes touristiques de l'Égée. De retour en France, il collabore aujourd'hui à diverses publications dont la revue franco-héllénique Desmos-Le Lien.