Note : Joannic Arnoi -> Homme Ville: (31) Style: nombre d'avis posté: 84 | Bien entendu, dans le brouhaha de la rentrée littéraire, personne (à ma connaissance) n'a parlé de la sortie du troisième roman d'Erwin Mortier. Dire que si près de nous un immense écrivain nous parle dans une langue splendide et que personne ne crie assez fort pour le faire entendre ! Joris, douze ans, a été élevé par son oncle et sa tante, dans cette Flandre que l'auteur nous a rendue si familière. Son père est mort, sa mère est partie. Le monde de Joris est fait de photographies, dont la description est la trame du roman. Par elles, il s'invente et se réinvente, malgré les avanies et les "on dit". Joris est un garçon rêveur, un peu le souffre-douleur de son maître d'école. Joris a un patronyme imprononçable, un peu comme cette paternité qui lui file entre les doigts, et qui est un legs. Un jour, il va se passer quelque chose et son destin en sera bouleversé. Mais le lecteur attendra longtemps avant de savoir. Erwin Mortier est un grand sorcier de la langue. Ses métaphores sont une séve invisible qui irrigue ses romans imprévisibles. Erwin Mortier est le digne héritier de Proust et Nabokov. | ||
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