A huit ans, Brian Lackey se réveille dans la cave de sa maison, le nez en sang, sans aucune idée de ce qui a pu lui arriver. Sa vie change complètement après cet incident : peur du noir, cauchemars, évanouissements...
Dix ans plus tard, il est certain d'avoir été enlevé par des extraterrestres et pense que seul Neil Mc Cormick pourrait avoir la clé de l'énigme. Ce dernier est un outsider à la beauté du diable, une petite frappe dont tout le monde tombe amoureux mais qui ne s'attache à personne.
Il regrette encore la relation qu'il avait établie avec son coach de baseball quand il avait huit ans. Brian tente de retrouver Neil pour dénouer le mystère qui les empêche de vivre.
SUPPORT
DVD
DVD ZONE :
2
STANDARD :
PAL
Durée :
99 mn
Réalisateur :
Gregg Araki
Acteurs :
Brady Corbet, Joseph Gordon-Levitt, Elisabeth Shue, Michelle Trachtenberg
Langues :
Anglais
Sous-titres :
Français
(Détails : DR - Reproduction interdite)
L'avis des lecteurs : -----------------------------------------
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Envoyé par Anonyme Sur ce film, il a été dit beaucoup de choses. La plus injuste me semble être de l'avoir taxé de "complaisant" envers la pédophilie, ou de noyer son sujet sous un esthétisme de clip. Fidèle à une tradition très anglosaxonne, Gregg Araki a fait un film "behavioriste", c'est-à-dire qu'on ne rentre pas dans la psychologie des personnages, on se contente de les voit agir. Or, il y a encore des gens bien intentionnés pour penser que la seule solution serait de construire ce film comme un procès contre l'affreux entraineur de base ball. Il en est plus encore pour trouver scandaleux le choix d'un personnage d'enfant qui a accepté ce que lui offrait le pédophile. Or, précisément, il me semble que le film d'Araki tend à indiquer à quel point le trauma vécu par Neil (qui se prostitue et fout sa vie en l'air comme un suicide à répétition) est au moins aussi terrible que celui de Brian (qui a "oublié" le viol et s'est cru enlevé par des extraterrestres). En somme, ce que démystifie le cinéaste, c'est le mythe de l'enfant candide et pur. Mais Neil n'est absolument pas acteur de son enfance, il l'a vécue comme un enfant gâté, abandonné à lui-même par sa mère et soumis aux manipulations d'un pervers déguisé en monsieur-tout-le-monde et papa de substitution. Et le pari très difficile du cinéaste est de nous faire assister à ce débauchage sur le fil du rasoir, à cette hypnose des paquets de corn-flakes. En ce sens, il rend beaucoup plus efficace la déconstruction de la pédophilie en évitant l'écueil de la monstruosité à deux balles. On en ressort avec un dégoût profond, pas pour le film, qui est un chef d'oeuvre, mais pour ce gachis de vies, même si la fin est d'une rare élégance. Steve Gordon-Levitt est sublime dans le rôle de Neil adolescent.
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