« La première fois que je me vis dans un miroir, je ris : je ne croyais pas que c'était moi. A présent, quand je regarde mon reßet, je ris : je sais que c'est moi. Et tant de hideur a quelque chose de drôle. »
Epiphane Otos serait-il condamné par sa laideur à vivre exclu de la société des hommes et interdit d'amour ?
Devenu la star - paradoxale - d'une agence de top models, Epiphane sera tour à tour martyr et bourreau, ambassadeur de la monstruosité internationale... et amoureux de la divine Ethel, une jeune comédienne émue par sa hideur.
Sur un thème éternel, la romancière d'Hygiène de l'assassin et des Catilinaires nous offre un conte cruel et drôle, à la fois distancié et tendre.
Ceux qui ont acheté cet article ont également acheté :
L'auteur :
Amélie Nothomb
Les romans lesbiens d’Amélie Nothomb. Si vous ouvrez le dictionnaire que Michel Zumkir a consacré à notre phénomène des lettres (Amélie Nothomb de A à Z : portrait d’un monstre littéraire) vous chercherez en vain, à la lettre N, une entrée sur le lesbianisme. Et pourtant, s’il est bien un thème récurrent d’une bonne moitié de ses romans (de "Mercure" jusqu’à "Antéchrista"), c’est la problématique du « je t’aime, moi non plus » entre femmes. Journaliste butch dans "Hygiène de l’assassin", petite fille horrifiée par les carpes parce qu’elles lui font penser aux garçons dans "Métaphysique des tubes" ou encore lesbienne sadique très fem’ dans "Stupeur et tremblements", le lesbianisme est un thème qui cristallise l’inspiration de la brillante romancière belge.