La ville est assiégée. Dans l'appartement du Professeur, où se sont réfugiés son assistant et Marina, l'étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid : les livres...
Tout le monde a répondu une fois dans sa vie à la question : quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ? Dans ce huis clos cerné par les bombes et les tirs des snipers, l'étincelante romancière du Sabotage amoureux pose à ses personnages une question autrement perverse : quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu'on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique ?
Humour, ironie et désespoir s'entretissent subtilement dans cette parabole aux résonances singulièrement actuelles.
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L'auteur :
Amélie Nothomb
Les romans lesbiens d’Amélie Nothomb. Si vous ouvrez le dictionnaire que Michel Zumkir a consacré à notre phénomène des lettres (Amélie Nothomb de A à Z : portrait d’un monstre littéraire) vous chercherez en vain, à la lettre N, une entrée sur le lesbianisme. Et pourtant, s’il est bien un thème récurrent d’une bonne moitié de ses romans (de "Mercure" jusqu’à "Antéchrista"), c’est la problématique du « je t’aime, moi non plus » entre femmes. Journaliste butch dans "Hygiène de l’assassin", petite fille horrifiée par les carpes parce qu’elles lui font penser aux garçons dans "Métaphysique des tubes" ou encore lesbienne sadique très fem’ dans "Stupeur et tremblements", le lesbianisme est un thème qui cristallise l’inspiration de la brillante romancière belge.