Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n’a plus que deux mois à vivre. Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l’écrivain que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvaise foi et la logique se télescopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu.
Si ce roman est presque entièrement dialogué, c’est qu’aucune forme ne s’apparente autant à la torture. Les échanges, de simples interviews, virent peu à peu à l’interrogatoire, à un duel sans merci où se révèle alors un homme différent, en proie aux secrets les plus sombres.
Dans ce premier roman d’une extraordinaire intensité, Amélie Nothomb manie la cruauté, le cynisme et l’ambiguïté avec un talent accompli.
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Amélie Nothomb
Les romans lesbiens d’Amélie Nothomb. Si vous ouvrez le dictionnaire que Michel Zumkir a consacré à notre phénomène des lettres (Amélie Nothomb de A à Z : portrait d’un monstre littéraire) vous chercherez en vain, à la lettre N, une entrée sur le lesbianisme. Et pourtant, s’il est bien un thème récurrent d’une bonne moitié de ses romans (de "Mercure" jusqu’à "Antéchrista"), c’est la problématique du « je t’aime, moi non plus » entre femmes. Journaliste butch dans "Hygiène de l’assassin", petite fille horrifiée par les carpes parce qu’elles lui font penser aux garçons dans "Métaphysique des tubes" ou encore lesbienne sadique très fem’ dans "Stupeur et tremblements", le lesbianisme est un thème qui cristallise l’inspiration de la brillante romancière belge.