L'homosexualité des femmes a toujours été considérée comme une "maladie" par le discours scientifique dominant (médecins, psychiatres, psychologues), ou réduite à être identique à l'homosexualité masculine par la psychanalyse traditionnelle. Une censure, un silence liés aux fantasmes masculins de pouvoir sur le corps des femmes.
Mais celles qui s'aiment et parlent, ou écrivent (depuis Sapho), témoignent de la réalité de ces désirs différents, de cette "autre sexualité" jusque-là enfouie, niée, tue, que toutes les femmes connaissent et que celles qui luttent dans les mouvements de libération des femmes commencent à faire exister ensemble.