Des livres qui passent de génération en génération et qui trônent dans les bibliothèques comme des références de la littérature lesbienne : Le bois de la nuit, roman publié en 1936 et qui a consacré Djuna Barnes comme un des meilleurs écrivains américains. La belle Robine est suscite amour et rivalité entre Nora et Jenny, cette romance aux résonnances dramatiques est fortement autobiographique. Olivia par Olivia, histoire d'un premier amour, fait preuve d'un lyrisme et d'une spontanéité propre à enchanter toute lectrice. Véritable hymne à la sensualité que ce roman sulfureux où l'on voit Olivia butiner à son gré les plaisirs féminins. On ne présente plus Thérèse et Isabelle qui donna ses lettres de noblesse à l'érotisme lesbien. Dans une prose fiévreuse et délicate, les ébats de deux jeunes filles qui découvrent l'amour au sens charnel du terme. Last but not least, le roman de Jocelyne François Joue-nous Espana qui a reçu le prestigieux prix Fémina et qui évoque l'homosexualité féminine de manière subtile mais explicite.
Vos commentaires racoleurs et passe-partout sur les classiques lesbiens m'insupportent. Olivia est une jeune fille victorienne, dépassée par les évènements et qui ne "butine" pas au grè de ses envies. L'amour, l'unique, le vrai, est pour elle quelque chose de sacré.
Ayez un peu de recul historique, et ne considérez pas les lesbiennes des temps passés comme des minettes en folie, en quête de sensations fortes. Elles risquaient, en étant libres, de finir à l'asile d'aliénés.