Décidément, Nothomb excelle dans l'autobiographie. Entre anorexie et création littéraire, Amélie Nothomb nous ouvre les portes d'une singulière existence.
Amélie Nothomb
Les romans lesbiens d’Amélie Nothomb. Si vous ouvrez le dictionnaire que Michel Zumkir a consacré à notre phénomène des lettres (Amélie Nothomb de A à Z : portrait d’un monstre littéraire) vous chercherez en vain, à la lettre N, une entrée sur le lesbianisme. Et pourtant, s’il est bien un thème récurrent d’une bonne moitié de ses romans (de "Mercure" jusqu’à "Antéchrista"), c’est la problématique du « je t’aime, moi non plus » entre femmes. Journaliste butch dans "Hygiène de l’assassin", petite fille horrifiée par les carpes parce qu’elles lui font penser aux garçons dans "Métaphysique des tubes" ou encore lesbienne sadique très fem’ dans "Stupeur et tremblements", le lesbianisme est un thème qui cristallise l’inspiration de la brillante romancière belge.