Très beau roman posthume du cubain Severo Sarduy. Méditation grave et baroque sur le sida. Les oiseaux de la plage (Pajaros de la playa) interrogent la mort et la maladie dans un contexte propre à l'auteur: les caraïbes. Le style de sarduy, tour à tour raide et pétulant, éclate à chaque page.
Présentation de l'éditeur:
Dans une île proche des côtes africaines, une grande bâtisse dont le cœur est un pentagone de verre sur lequel passent et viennent mourir les oiseaux. Au-dehors, des sectes de naturistes en quête d'«abeilles lunaires». À l'intérieur, des garçons et des filles devenus de «jeunes vieillards», rongés par le progrès d'un inguérissable épuisement. Plus une authentique vieille un peu folle, cocotte des années trente restée fidèle au style Sonia Delaunay, venue s'installer là avec son chat «parce que rien n'est pire que la solitude». Au fur et à mesure que les autres s'affaiblissement, elle, grâce à beaucoup de plantes et aux soins trop empressés de deux médecins, miraculeusement rajeunit. Monte progressivement une troisième voix, le journal d'un cosmologue, où se livre à nu la méditation : comment apprendre à mourir ?
L'œuvre de Severo Sarduy s'achève ainsi : sur l'apprentissage du «ne pas être».
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Anonyme
je suis fan de Sarduy depuis Cobra et Colibri, j'ai trouvé Les oiseaux de la plage plus mûr, plus amer aussi que le reste de son oeuvre. Le côté "testament" de ce roman lui donne une force certaine.
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L'auteur :
Severo Sarduy
Grand écrivain cubain du 20ème siècle, né à Cuba en 1937 et mort exilé à Paris en 1993. Ses romans, résolument baroques, intérrogent les thèmes du métissage des cultures et des genres. Il a bien connu Roland Barthes dont il était très proche.