a d v e n t i c e : 11: 9 9 : L I V R E     F R E D E R I C

 

 


chez >
Golias

 

 

 

Papa a tort

Un garçon près de la rivière

Un poisson sur la balançoire

Drôle de garçon
Histoire de l'homosexualité

Folle Passion

Honteuse

Symphonie des adieux

C'est toujours moins grave qu'une jambe cassée

Je sors ce soir

Le supplice d'une queue

Le Lieutenant-Colonel de Maumort

 

Le Pacs
en question

Voici un livre qui peut se lire à deux niveaux. On peut le voir comme une tentative d'explication de la haine qu'a provoquée le débat sur le PACS l'année dernière à l'Assemblée Nationale, ou bien comme un brûlot un peu faux jeton écrit par des journalistes d'une revue protestante qui se vengent de leurs frères ennemis cathos qui ont envoyé Christine Boutin en première ligne de leur lobbying. Dans tous les cas, c'est un constat implacable que ce débat n'a laissé personne indifférent en France, et qu'il a pulvérisé tous les clivages politiques ou sociaux. Il n'en est pas moins vrai que Christine Boutin est démasquée et replacée dans son contexte, passionnaria de différentes associations ultra conservatrices très proches (quand elles ne sont pas dirigées par lui) du Vatican.

Véritable lexique des différents groupes de pression, ce dossier de la revue Golias décrypte également les embarras d'une gauche qui recompte ses électeurs un à un avant de se prononcer sur le sujet, alors que ce sont ses propres parlementaires qui promènent cette proposition de loi (qui portera plusieurs noms différents) depuis plusieurs années.

D'avancées en reculades, on y apprend que les différents rapporteurs du projet sont partis car ils en avaient assez de l'hypocrisie de leurs collègues, ou bien ont été virés parce que les instances du parti les considéraient comme n'étant pas assez "de taille" à se lancer dans l'arène politique.

Tant et si bien que l'on a abouti à ce que les deux personnalités amenées à présenter le projet à l'Assemblée (Jan Paul Pouliquen et Jean-Pierre Michel) soient totalement décriées par la communauté la plus réceptive au projet : la communauté homosexuelle.

L'ouvrage se conclut par une interview de Benoît Gauchard, président de l'association "David & Jonathan", mouvement homosexuel chrétien, qui résume tout le combat dans une seule phrase : "La fin du monopole du mariage (...) ne signifie pas sa disparition ni son inutilité pour bâtir la société de demain. (...) La famille ne saurait s'attribuer l'exclusivité des fondements de la société sauf à devenir l'objet d'un culte idolâtre."