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un ouvrage
de >
William
Corlett
chez >
Nil
Editions
Un
garçon près de la rivière
Un poisson sur la balançoire
Drôle de garçon
Histoire de l'homosexualité
Folle Passion
Honteuse
Symphonie des adieux
C'est
toujours moins grave qu'une jambe cassée
Je
sors ce soir
Le supplice d'une queue
Le
Lieutenant-Colonel de Maumort
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Deux
garçons
bien sous tous
rapports
Autant
dire les choses clairement dès le début : ce livre est une arnaque.
Annoncé à grands renforts de pub et d'articles dans la presse, il nous
est présenté comme LA comédie littéraire de la rentrée, surfant sur
la vague de visibilité des homosexuels dans la littérature contemporaine.
Richard, un producteur de spectacle londonien et plein aux as achète
un château dans la campagne anglaise où il s'installe avec son jeune
et exubérant amant Bless. La quatrième de couverture nous promet une
belle galerie de portraits, les gens de Bellingford, petit village paisible,
étant peu habitués à voir ce genre de personne dans leur voisinage.
Et cela commence plutôt bien avec ce général irascible et en retraite
qui se trouve être le voisin de nos deux tourtereaux. Mais la bonne
surprise s'arrête là, car Richard doit partir à Los Angeles pour signer
un contrat, et Bless se retrouve seul au château. Dès lors, plus aucun
cliché ne nous est épargné, de "la-bonne-copine-du-gentil-pédé-qui-elle-même-ne-trouve-pas-le-grand-amour"
au vieil homo bourru qui remâche en silence son amour déçu pour Richard,
de la commère du village qui s'incruste comme femme de ménage au château
et qui s'appelle Doris Day (!), au pasteur du village, sorte de père
la rigueur dont la femme aimerait bien percer le secret qui semble le
ronger de culpabilité. La référence à Doris Day n'est d'ailleurs pas
innocente et nous ramène à ces comédies sucrées et politiquement TRES
correctes des années 50 où, avec un Rock Hudson pathétique, elle distrayait
l'Amérique bien pensante du Président Eisenhower. Les gags son Hénaurmes,
et la fin se voit venir à quinze kilomètres, ce qui laisse vraiment
une impression de tromperie. Ce roman n'est pas mauvais en lui-même,
mais le pauvre Feydeau, roi du vaudeville, doit se retourner dans sa
tombe en voyant que ses prétendus élèves n'ont rien retenu de ses leçons.
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