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a d v e n t i c e : 0 8: 9 9 : L I V R E NICOLAS |
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un ouvrage
de > Gore Vidal
chez >
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Un garçon près de la rivière A la
veille de la seconde guerre mondiale. Deux garçons bien Le roman de Gore Vidal ne commence vraiment qu'après. Dès le lendemain, Bob part sans plus donner de nouvelles. Jim ne vivra plus qu'avec une seule pensée et un seul but : revivre pour toujours ces moments partagés avec Bob près de la rivière. Sans jamais s'accepter ou se décrire vraiment comme un homosexuel (il est amoureux de Bob, c'est tout), Jim parcourt le milieu homo américain, et passe comme une belle ombre des bras d'un acteur star d'Hollywood à ceux d'un écrivain à la dérive, sans jamais perdre de vue son unique amour, persuadé que le flot qui le porte l'amènera inévitablement à son but. Ce sera le cas, et vous découvrirez comment, et avec quel résultat. La trame de ce roman ressemble à celle d'un polar : un personnage à la recherche d'une vérité traverse avec une sorte d'absence un univers auquel il se sent étranger, jusqu'à parvenir à l'ultime solution, et découvrir que cette vérité est aussi la sienne. De la même façon, Jim aboutira, en retrouvant Bob, à comprendre surtout son propre destin. Qui d'entre nous n'a pas eu, surtout dans ses jeunes années, son fantasme hétéro ? Ces amitiés particulières qui vont (qu'on attire ?) juqu'au bord des frontières, et parfois les passent un peu ? Ces instants où, chacun s'étirant à l'extrême limite de son territoire, la confiance, la curiosité, la réserve de l'un croisent fugitivement le désir plus ou moins conscient et exprimé de l'autre ? Ces rencontres " près de la rivière ", en marge du courant, marquent des vies. Gore Vidal en a fait un roman. " Un garçon près de la rivière " paru en 1948, a évidemment fait scandale. Rappelons-nous qu'il abandonnait, il y a plus de cinquante ans, les " folles aux cris perçants " et les " garçons studieux et solitaires, malheureux en ménage " (dit-il dans sa préface) pour présenter deux hommes que rien en apparence ne distingue de la " normalité ". Il délaissait aussi le thème permanent de l'exclusion et du rejet face à une société hostile : dans cette aventure intérieure, les homos pouvaient enfin réfléchir sur eux-mêmes en dehors des pressions de la considération sociale. Une bonne raison de découvrir que le problème du rejet social en occulte d'autres, plus intimes, plus mélancoliques, plus frustrants peut-être, et qui tiennent à la nature même de nos désirs. Ne serait-ce que pour cette raison, " Un garçon près de la rivière " n'a pas pris plus de rides que nos fantasmes, et reste un roman parfaitement à l'ordre du jour. |
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