a d v e n t i c e : 1 2 : 0 0 : C I N E M A    

 

 

 

du 13 au 17 décembre 2000
au Forum des Images (Forum des Halles)

sixième édition




 

 

les tarifs

prix par séance 40 francs

tarif réduit * 35 francs

forfait 10 entrées 300 francs

tarif réduit * 250 francs

forfait 5 entrées 170 francs

tarif réduit * 150 francs

soirée d’ouverture 50 francs

soirée de clôture 50 francs

* ( tarifs réduits : étudiants et chômeurs )

 

 

 

 

Forum-débat

Donnez votre avis!
sur les films.

 

 

 

 

 

 

 

 

les longs métrages

 

Aimée et Jaguar de Max Van Päterblock

Allemagne, 1998, 121 min, 35 mm, VOSTF

Ouverture du Festival de Berlin 1999 – Ours d’argent pour les actrices Maria Schraeder et Juliane Köhler

Berlin 1943. Lilly est l’épouse modèle d’un officier de l’armée et partage sa vie entre ses quatre enfants et des proches du pouvoir nazi.

Félice, elle, est une jeune femme élégante, cultivée, active mais traquée : juive, infiltrée dans un journal proche du pouvoir, elle risque chaque seconde d’être arrêtée par la Gestapo.

Les destin de ces deux femmes se croisent. Il naît entre elles une passion amoureuse qui donne conscience à Lilly qu’il existe une " autre Allemagne ", et que la mort même ne parviendra pas à rompre.

Interprétée avec brio par Maria Schraeder et Juliane Köhler, Aimée et Jaguar a ouvert le Festival de Berlin 99 (Ours d’argent conjoint pour les deux actrices. Le film est inspirée d’une histoire vraie. Lilly a aujourd’hui 86 ans. Pour elle, Félice est restée " le premier être de sa vie ", à l’origine d’un bouleversement capital.

 

 

Ceci est une pipe de Pierre Trividic et Patrick Mario Bernard

France, 2000, vidéo, 56 mn, fiction, VF

Patrick B. découvre une recueil de photographies : Black Beauty.

Les photos montrent des modèles masculins noirs et nus, mais toutes les photos qui montrent des sexes ont étés découpées.

Patrick B. cherche à acheter le livre mais la libraire ne veux rien entendre. Il retourne à la librairie, vole le livre et se fait pincer.

Le film est le journal de Patrick B., moitié journal intime, moitié carnet de route, il mélange la chronique intime de réflexions sur l’image et de brouillons du film en train de se faire.

 

 

Chuck and Buck de Miguel Arteta (avant-première)

Etats-Unis, 2000, 95 min, 35 mm, VOSTF, sortie prévue le 06 juin 2001

Sélection officielle du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2000

Quinze ans plus tard, deux amis d’enfance se retrouvent. Ou plutôt ne se retrouvent pas : si Chuck a réussi son rêve californien dans l’industrie du disque, Buck est lui resté en marge, sur le carreau d’une nostalgie affective. Econduit, il plie bagages, s’installe à L.A et traque sans relâche son ancien ami…

Cinéaste indépendant, Miguel Arteta est né à Porto Rico en 1970 et vient de tourner un pilote pour la TV produit par Martin Scorcese. Proximité et intimité du filmage nous font palper la détresse et l’amertume de Buck, resté en enfance. Le Chuck qu’il a connu est désormais adulte, vivant dans un Los Angeles voué aux apparences. Traitée sans dramatisation, l’histoire de cette obsession affective est aussi celle d’un apprentissage au delà des oppositions faciles.

Ce film, projeté au dernier Festival de Deauville, sortira en salle en février 2001.

 

 

 

Krampach de Cesc Gay (avant-première) soirée d’ouverture

Espagne, 2000, 90’, 35 mm, VOSTF en présence du réalisateur

 

C’est l’été. Nico et son meilleur ami Dani se retrouvent dans la villa des parents de ce dernier après leur départ. Ils ont l’insouciance et la fébrilité pubère de leurs 16 ans. Entre la fête dans le village proche et la plage, ils vont rencontrer Berta et Elena, deux jeunes filles de leur âge avec qui ils testent leur virilité naissante. Dans cette atmosphère de liberté et de curiosité sexuelle, les deux garçons couchent ensemble très naturellement. Cette expérience est vécue différemment : alors que Nico n’y voit qu’un passe-temps à son obsession d’être dépucelé, Dani, lui, ressent un trouble plus profond.

Krampack rend subtilement avec justesse et humour la confusion des sens et des sentiments de l’adolescence..

Le réalisateur évite toute dramatisation et la lourdeur de l’analyse des différences sociales des deux personnages principaux.

Ce film a été présenté à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2000.

 

 

Leçons de ténèbres de Vincent Dieutre (avant-première)

France, 2000, 77min, 35 mm, VF en présence du réalisateur

Après Rome désolée son premier et très remarqué long métrage, Vincent Dieutre revient nous faire partager en trois leçons un univers esthétique conçu sous la forme du journal de voyage d’un homme amoureux. Filmé en plusieurs supports (DV, Super 8 et 35 mm) et dans trois villes (Utrecht, Naples et Rome), les Leçons de ténèbres livrent par notes successives, avec une grande puissance visuelle mais sans voyeurisme, une réflexion sur la beauté, l’amour et ses manques, le voyage et le déracinement.

Le film de Vincent Dieutre confronte l’érotique picturale des tableaux du Caravage avec la représentation actuelle de l’érotique gay. Deux histoires d’amour guident ce drame baroque où l’émotion surgit aussi bien du clair-obscur des corps amoureux que des superbes plans de paysages urbains et des tableaux.

Primé au Festival Fiction du réel à Marseille, ce film projeté en avant-première, sortira en salle en 2001.

 

 

Memento Mori de Kim Tac-Yong et Min Kyu-dong

Corée du Sud, 1999, 97', 35mm, VOSTF

Min-ah, en tombant par hasard sur un journal intime, devient le témoin involontaire de la relation qu’entretiennent deux collégiennes du même lycée. Un jour à l'infirmerie, elle surprend une scène entre les deux amantes. Quelque temps plus tard, l'une d 'elles tombe d'un toit et se tue. Commencent alors pour Min-ah d’étranges hallucinations allant croissant.

Les réalisateurs se sont inspirés de vrais journaux intimes pour écrire le scénario du film, une sorte de Virgin suicides fantastico-lesbien.

 

O Fantasma de Joao Pedro Rodrigues (avant-première) soirée de clôture

(Le fantôme) Portugal, 2000, 35 mm, 90 mn, VOSTF, en présence du réalisateur

sortie prévue en 2001

Un chien aboie devant une porte fermée, deux yeux derrière un masque de latex… Sergio est éboueur dans les quartiers nord de Lisbonne. Il passe le plus clair de son temps entre son camion, une chambre d’hôtel minable et des rencontres sexuelles anonymes, consumé par un désir insatiable. Il rencontre une nuit le garçon qui ne cessera plus de la hanter. Rejeté par lui il n’aura plus qu’une idée en tête, la vengeance.

O Fantasma est l’étrange histoire d’une longue errance nocturne entre obsession et sadomasochisme. Le voyage solitaire sans retour d’un garçon qui n’appartient pas à ce monde.

Présenté au dernier Festival de Venise, O fantasma a fait grand bruit.

 

 

Vies brûlée de Marcelo Pineyro (avant-première)

(Plata Quemada), Argentine, 2000, 35 mm, 125 mn, VOSTF, sortie prévue le 14 février 2001

Dans les années 60, à Buenos Aires, Angel et Nene sont deux gangsters, on les appelle les jumeaux. Ils ne sont pas frères mais amants, inséparables depuis leur rencontre.

Après un hold-up qui tourne mal, ils se réfugient en Uruguay. La vie recluse dans un appartement avec les autres membres de la bande devient vite intolérable. La relation des deux amants s’étiole : Angel sombre dans l’autodestruction et le fanatisme religieux, tandis que Nene court les nuits et s’éprend d’une prostituée et l’étau de la police se resserre…

Vies brulées est le quatrième film de Marcelo Pineyro, un des réalisateurs argentins les plus en vue.

Ce film a été montré au Festival de Venise.

 

 

Sex Revelations (if these walls could talk) de Jane Anderson, Martha Coolidge et Anne Heche
Etats-Unis, 2000, 90 min, DVD, fiction, VOSTF


Si ces murs pouvaient parler, comme le suggère le titre original du film, ils raconteraient un grand triptyque lesbien incarné par Chloé Sevigny, Ellen DeGeneres, Sharon Stone et Vanessa Redgrave !

En trois temps (1961, 1972 et 2000), le film pose un regard évolutif sur les difficultés sociales rencontrées par trois femmes confrontées aux préjugés de leurs contemporains. Le premier volet du film (les années 60) est le plus émouvant : Edith, à la mort de sa compagne, affronte l’hostilité de la famille de son amante.

Le deuxième volet aborde les contradictions du féminisme actif des années 70 : Chloé Sevigny y campe une jeune femme androgyne et très " politically " incorrecte…

Sur un registre plus drôle, le troisième volet met en scène Fran et Kal : elles veulent un enfant et recherchent, désespérément le donneur de sperme idéal…

Un film sulfureux, touchant et drôle !

 

 

les courts métrages

 

Peep de Lea Rekow

Etats-Unis, 1996, 4', vidéo, expérimental

Une vision poétique et musicale d'un Peep-Show où s'alternent différentes scènes érotiques.

 

 

Naya Zamana de Mandrika Rupa

Royaume-Uni/Nlle Zelande, 1996, 10', 16mm, VOSTF

"Naya Zamana" cela veut dire "les temps modernes". Une famille indienne immigrée vit à Auckland. Les enfants sont intégrés à ce nouvel univers pendant que les parents aimeraient conserver les traditions culturelles.

 

 

Weeki Wachee Girls de Kim Cummings

Etats-Unis, 1999, 22', 16mm, fiction, VOSTF

Katie, 16 ans, s'amuse et fait des ballets nautiques avec sa meilleure amie. Un jour en se promenant dans les bois, elle découvre son amie en train d'embrasser une autre fille…

Cette découverte provoque le trouble chez Katie, entre choc émotionnel, jalousie naissante et incompréhension.

 

 

Gang girls 2000 de Katrina Del Mar

USA, 1999, 27 min, video, VOSTF

27minutes de fiction sans hommes tournées en super 8 dans les rues de New York, par Katrina del Mar, célèbre photographe de l’East Village : pantalons moulants, gorges profondes, cuirs échevelés, sex appeal de gang bang, casse-cous vivifiantes, les trente superbes Bad girls du casting conduisent en 5ème vitesse, se battent et sortent leurs langues pour sucer des bonbons ou s’embrasser, à cheval ou en vélo…


La violence du réel des rues du Lower East Side enrichit la vision fantasmatique de Katrina Del Mar, à moins que ce ne soit l’inverse. La rivalité érotisée des quatre gang girls new-yorkaises prend corps à travers un montage travaillé par le rythme, le plan court, la caméra épaule, la voix off, et autres sensations cinématographiques, transmutant la violence des passions en pulsions érotiques.

 

 

4 PM de Sam Backhurst and Lea Morement

Royaume-Uni, 2000, 15', 35mm, VOSTF

Une aventure d'un soir vire au cauchemar burlesque.

Belinda, une politicienne peu farouche, rencontre Jeena une libertine. Mais au matin, les masques tombent et l'affaire tourne mal… Comment Jeena s'en sortira t'elle?

Ce court-métrage a été présenté à Cannes et dans de nombreux festivals.

 

Campfire de Bravo Defurne

Belgique, 2000, 20 min, 35mm, fiction, VOSTF

A 17 ans, Tijl tombe amoureux de son meilleur ami lors d’un camp de scouts. Une situation sous haute tension qui ravivera plus d’un souvenir sensuel dans les mémoires gay.

Ce film a reçu de nombreux prix dans différents festivals.

 

 

Nous deux de Christophe Honoré

France, 2000, 14 min, 5 mm, fiction

Laurent a 30 ans. Il vit en France. Il veut avoir un fils. Il s’appellera Anton. Via les réseaux clandestins en Grande-Bretagne, il fait la connaissance de Kate, candidate pour être mère porteuse…

Le scénario est co-écrit avec Gilles Taurand, scénariste d’André Téchiné. Christophe Honoré est journaliste. Il a publié deux romans et prépare un long métrage.

 

 

Le sourire d'Alice de Laurence Rebouillon

France, 2000, 45', 16mm

"Autrefois nous étions des filles et nous le sommes restées pendant longtemps…"

Jeanne ne regarde jamais le paysage, elle ressent son changement d'heure en heure depuis qu'elle est toute petite. Depuis toute petite Jeanne préfère les filles. Aujourd'hui elle est amoureuse d'Alice qui désire un enfant. De Marseille à Paris, Berlin, St -Petersbourg, Jeanne raconte la couleur des blés, les femmes qui se donnent et ce tout possible à un moment donné. Fiction aléatoire, le film résonne des amours lentes, des amitiés fraternelles et des filiations douloureuses.

"Le sourire d'Alice" a obtenu une mention du jury de la presse au festival Côté court de Pantin.

 

 

Life is a Butch! de A. Rosser Goodman

Etats-Unis, 2000, 14', vidéo

Une jeune fille part à la conquête de la femme de ses rêves. Femme ou butch? Parfois les apparences peuvent être trompeuses.

 

One Small Step de Catherine Crouch

États-Unis, 1999, 29', 16mm, VOSTF

1969. L'année du premier pas sur la lune. L'avenir du monde est radieux. Les parents de la petite Teen, huit ans et "garçonne" lui disent qu'elle sera libre désormais de devenir ce qu'elle veut. Oui mais… Teen veut épouser à tout prix sa copine voisine...

 

 

En mauvaises compagnies d’Antonio Hens

Espagne, 2000, 17 min, 35 mm, fiction, VOSTF 

Une gueule d’ange, et le regard déterminé. Guillermo n’attendra pas sa majorité pour passer de la masturbation aux mille et un plaisirs de la chair. Il n’y a que les mauvaises compagnies qui font les bonnes éducations…A 17 ans, le reste peut attendre.

 

 

Entrevue de Marie-Pierre Huster

France, 1999, 9', 35mm, fiction

La belle Alix, interprétée par Mathilda May, n'est pas au bout de ses surprises…

A 25 ans, lors d'un entretien d'embauche décisif, elle est assaillie par de sulfureuses pensées et des images tout à fait en la circonstance… Que faire ?

 

 

Deux L de Laurent Bouhnick

France, 2000, 4 min 34, 35 mm, fiction

Réalisé suite au concours " Jeunes et égaux en droits " lancé par le Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Une jeune fille se prépare pour son premier rendez-vous amoureux. La fierté de ses parents retombe vite lorsqu’ils s’aperçoivent que leur fille est rentrée avec une autre fille.

 

 

les documentaires

 

Amazones 2000 de Florence Fradelizi

2000, France, 52 min, video, documentaire

Amazones 2000 est un voyage entre la France et l’Italie, à la rencontre de lesbiennes insolites ! Un voyage personnel à la recherche d’une visibilité, un voyage à la recherche d’une autre façon d’être.


Gouines, goudoux, gouinasses…les lesbiennes ont souvent été assimilées à des ringardes ou des coincées ! Désormais, elles n’ont pas froid aux yeux et refusent les clichés pour mettre en place leurs propres codes. Elles organisent leurs fêtes, ouvrent leurs portes, leurs bars… Elles interpellent l’image de la femme, le corps, la sexualité, l’homoparentalité… Le film se situe à des temps forts de cette nouvelle visibilité : la Gay Pride à Paris et la première World Pride à Rome en plein Jubilé chrétien.

Ce documentaire a été réalisé pour Planète câble.

 

 

Are you greedy de Frederica Tuzzi et Cristina Vuolo

Italie, 2000, 60 min, video, documentaire, VO. sous-titres angalis

S’interroger sur sa sexualité. Se réapproprier sa réalité. Dans le flux des images et des clichés que véhicule la nouvelle visibilité lesbienne, Are you greedy ? travaille à partir d’un point d’origine : qu’est-ce qu’une relation homosexuelle entre femmes ? A quoi ressemble cette réalité ?

Le film s’articule en 7 chapitres où des femmes, célibataires ou en couple, parlent de leur vie et de leurs pratiques sexuelles. Parmi les 50 heures de rushes, les réalisatrices ont privilégié des rencontres étonnantes dans des villes d’Europe ou d’Amérique.

 

 

L’homophobie, ce douloureux problème de Lionel Bernard

France, 2000, 52 min, video, documentaire

Ce documentaire coup de poing, composé d’interviews et d’archives, dresse un état des lieux sans concession de l’homophobie à travers le monde. Des extraits d’actualités situent des événements homophobes récents tel l’assassinat de Matthew Shepard aux Etats-Unis, les manifestations anti-Pacs en France scandant " les pédés au bûcher ", ou les émeutes d’extrémistes en Inde lors de la sortie du film  Fire . Le réalisateur alterne des témoignages avec des analyses de spécialistes comme Didier Eribon et Daniel Borillo.

Même si les mentalités évoluent, l’homophobie reste d’actualité et surgit parfois avec une rare violence, allant jusqu’à la mort.

 

 

Paradise Bent d’Heather Croall

Australie, 1999, 51 min, video, documentaire, VO sous-titres anglais

Sur l’île paradisiaque de Samoa, certains garçons étaient élevés comme des filles et jouaient un rôle traditionnel et domestique important. Aujourd’hui, cet eden Pacifique change et leur place est remise en cause. A travers le regard de Cindy, nous appréhendons les difficultés modernes de ceux qu’on appelle les " Fa’fafines ".


Aucun anthropologue étudiant la culture de Samoa n’avait mentionné leur existence et leur rôle. A moins qu’ils ne les aient pas remarqué ?

 

Paragraphe 175 de R. Epstein et J. Friedman

Etats-Unis, 1999, 81 min, 35mm, documentaire, VOSTF

Film événement, Paragraphe 175 lève le voile sur les histoires occultées de milliers d’homosexuels internés dans les camps de concentration de l’Allemagne nazie. Des documents originaux uniques alternent avec les témoignages de survivants, évoquant avec amertume et ironie les traques, les persécutions et les crimes subis.

Le paragraphe 175 du code pénal allemand prévoyait la prison pour les homosexuels.

Heinz Dormer, témoin dans le film, a ainsi passé 18 ans de sa vie dans les geôles ou dans les camps. Le gouvernement allemand lui a opposé toute demande de réparation…

Pour la première fois, un film retrace l’histoire du triangle rose et la résistance homosexuelle.

Ce film sera suivi d’un débat avec les politiques des acteurs associatifs et des chercheurs.

 

 

Siwa d’Alain Burosse

France, 2000, 43 min, video, documentaire, VF

A la frontière lybienne, l’oasis de Siwa est le point de peuplement le plus oriental des berbères d’Egypte, les Issiwannes. Isolés pendant plus de deux millénaires, ils ont conservés leurs traditions, leurs coutumes, ainsi que leur dialecte propre.


En plein désert, Siwa possède une richesse archéologique particulière : l’oracle d’Ammon et le vrai-faux tombeau d’Alexandre le Grand. Un manuscrit, aujourd’hui introuvable, raconte aussi qu’à Siwa on célébrait des noces entre garçons…

 

We are Transgenders de Lulu Ogawa

Japon, 1998, 69 min, vidéo, documentaire, VO sous-titres anglais

Les transexuels et transgenres japonais se sont organisés. En groupes activistes, en réseaux, ou à titre personnel, ils occupent un espace nouveau dans la société nippone. Nous suivons ici leur parole et les questions qu’ils soulèvent, à travers des interviews étonnantes. Nous les suivons aussi dans leurs coups de force : mariage, virée aux bains publics, etc. Et leur coup de gueule lorsqu’il s’agit de trouver des hormones dans un marché japonais illégal…

 

 

 

Debout de Carole Roussopoulos

Suisse - France, 1999, 90 mn, Vidéo, documentaire, VF

La deuxième moitié du 20éme siècle a donné naissance à l’un des plus extraordinaires mouvements sociaux : le Mouvement de Libération des Femmes. Ce film est un hommage à celles qui ont créé et porté ce mouvement. Au travers de nombreuses archives sonores, photographiques et audiovisuelles, il rend hommage à leur intelligence, leur audace et leur humour. Au fil des interviews, une vingtaine de femmes françaises et suisses répertorient les acquis et les limites de ces acquis et s’interrogent aussi sur les relations qu’ont entretenu MLF et mouvement lesbien. Pariant sur la transmission et l’information, le film fonctionne ainsi comme un appel aux jeunes générations.

 

 

 

 

Mascarade

 

 

The Yellow Sequence de Jack Smith

Etats-Unis,1963, 16mm, 20'

Yellow Sequence est une reprise avec de multiples variations de Normal Love. Les acteurs mime la mort dans un champ de roseaux, vocalisent des chansons d'amour des années 20 dans les bars. Élans, courses tourbillonnantes, chutes, renversements menés par l'acteur David Sachs organisent les séquences et favorisent un montage fluide. La qualité plastique des couleurs rappellent la richesse et l'étourdissement des collages photographiques de Jack Smith.

 

 

The Flower Thief de Ron Rice

Etats-Unis,1960, 16mm, 75'

L'acteur Taylor Mead est cocasse, dansant, puéril, poétique, de mauvais goût, désespéré, bouffon… à l'image de la jeunesse beatnik des années 60 à San Francisco, naïve et en train d'inventer une autre morale.

 

Lupe de José Rodriguez Soltero

1966, 16mm, 50'

Un film improvisé qui dépeint la montée et la chute de Lupe Velez, la splendeur éclatante d'un personnage vulnérable interprété par Mario Montez. Satire ou glorification d'Hollywood?

L'humeur, c'est la nostalgie de la télévision des années 50. Le recours aux surimpressions, aux voilements de l'émulsion, au montage scandé font de l'acteur un objet de fascination par excellence.

Jonas Mekas a dit de ce film qu'il s'agissait d'une sorte d'épopée qui célèbre aussi les cinéastes comme Jack Smith, Andy Warhol ou Ron Rice.

 

 

Flaming Creatures de Jack Smith

Etats-Unis,1963, 16mm, 45'

Flaming Creature est une œuvre d'art moderne rare à propos de la joie et de l'innocence, une innocence composée de thèmes pervers, décadents, théâtraux et artificiels. Le film est un merveilleux spécimen de ce qui est désigné sous le nom de Pop Art, d'une ingénuité et d'une extrême liberté face à la morale. C'est une brillante parodie de la sexualité en même temps qu'il montre le lyrisme des pulsions érotiques. Des effets visuels très élaborés sont introduits de manière désorganisée parmi les scènes ouvertement improvisées dans lesquelles des corps typiquement féminins et d'autres maigres, poilus, tombent, dansent et font l'amour.

Horse d'Andy Warhol

Etats-Unis ,1965, 16mm, 105'

Ce film d'Andy Warhol est pour la première fois programmé en France dans le cadre d’un festival.

Dans Horse Warhol a parodié de manière immédiatement reconnaissable, le western traditionnel, tout en réussissant à révéler l'érotisme masqué de ce genre cinématographique.

Avec Larry Latrae, Gregory Battcock, Daniel Casidy Jr., Tosh Carillo.

 

Darling International de Jennifer Reeves et MM Sera

Etats-Unis, 1999, 16mm, 22'

Darling International est un film expérimental noir et sensuel qui explore les fantaisies sexuelles d'une dominatrice durant les nuits où elle parcourt le Lower East Side de New York.

 

Damned If You Don't de Su Friedrich

Etats-Unis , 1987, 16mm, 42'

Damned If You Don't pose certaines interrogations face au catholicisme et à la sexualité lesbienne. Sue Friedrich investit le champ de la sexualité et de sa représentation dominée par le regard et le discours des hommes pour se réapproprier l'image de la femme. Elle fait converger le documentaire et une subjectivité propre au cinéma personnel et pervertit les genres, part d'une sphère privée et y intègre des niveaux de récits différents. Une affirmation du cinéma comme plaisir visuel.

 

Between de Claudia Schillinger

1989, 10'

Between donne une forme filmique au désir et à la fantaisie sexuelle. Il ne cherche ni à donner une représentation "réaliste" de la sexualité ni à se plier aux tabous sexuels. Il a pour sujet la fantaisie et des fantasmes de la réalisatrice.

 

Double Labyrinthe de Maria Klonaris et Katerina Thomadaki

1976, 16mm, 55'

Une quête d'identité à travers une série de travestissements qui n'ont pas lieu par le biais de costumes mais par celui de gestes, de matières et d'objets. Les sujets recherchent les couches les plus intimes de leur identité. C'est une étude incorporelle en deux parties réalisée par deux femmes à la recherche de leurs propres structures mentales, leur propre poétique, leur propre langage. L'une filme l'autre. La caméra comme prolongement du corps. Lenteur extrême d'un temps intérieur. Surgissement d'un langage contre verbal/contre rationnel/contre culturel.

 

Taxi Zum Klo de Frank Ripploh

Allemagne, 1980, 94 min, 35 mm, fiction, VOSTF

Si Berndt préfère rester à la maison et cuisiner, son amant traîne plutôt les bars cuirs ou les toilettes publiques. Outre les échos personnels qu’il peut éveiller chez les gays, l’intérêt sociologique du film en fit un événement important pour la communauté homo en Allemagne dans les années 80. Chronique assez crue dans son filmage de scènes quotidiennes ou de scènes de sexe hard, Taxi Zum Klo est demeuré quasiment invisible en France, malgré son impact outre-Rhin.

 

la programmation canal +

 

è long métrage

Queer as a Folk (3ème volet)

Menhaj Huda, Royaume-Uni, 2000, 90 min, 35 mm, fiction, VOSTF

La série déjà culte en Angleterre reprend du service avec bonheur. Dans un loft somptueux ou dans les rues de Manchester, la troisième chronique du trio gay est décapante !

Si les fantasmes des inséparables Stuart et Vince se rejoignent, le passage à l’acte avec un bel éphèbe tondu et tatoué pose quelques problèmes… Pendant ce temps, Nathan, qui n’a pas 16 ans, drague sur Canal Street.

Entre comédie hédoniste et peinture sociale d’une micro-communauté engagée pieds et poings dans l’affirmation de sa dignité.

 

è courts métrages

Americanos de Christos Dimas

Grèce/Etats-Unis, 1999, 23 min, 35 mm, fiction, couleur, VOSTF

Auteur de court-métrages primés dans de nombreux festivals, Christos Dimas nous livre ici l’histoire autobiographique de Tony le Grec, à la recherche de son rêve américain à San Francisco.

 

Can I Be Your Bratwurst, Please ? de Rosa Von Praunheim

Pays-Bas, 1999, ,28 min, video, fiction, couleur, VOSTF

Jeff Stryker, la célèbre star du porno qui apparaît pour la première fois au cinéma, tient le rôle principal de cette comédie cannibale. Il y joue un garçon du Middle West américain qui arrive à Hollywood et loue une chambre dans un motel où il devient l’objet de tous les désirs : hommes et femmes, jeunes et vieux, paumés et nantis, noirs et blancs, tout le monde le trouve délicieux.

Ils finissent par l’inviter à un dîner de Noël…

 

L’embellie de Jean-Baptiste R&K

France, 2000, 28 min, 35 mm

Le retour de Karim, l’enfant prodigue, révèle chez Saïd des sentiments d’amour, d’admiration et de possessivité enfouis depuis longtemps. Entre l’attitude inconsciente de la mère, la rivalité provoquante de la sœur et les mensonges du " grand-frère ", Saïd bascule de l’espoir à la désillusion le temps d’une soirée.

 

Knock at the door

France, 2000, 4 min, vidéo, animation

Un film d’animation en pâte à modeler, pour ne pas oublier que la tri-thérapie ne protège pas du sida, le préservatif si.

 

Dream Kitchen de Barry Dignam

1999, 9 min, 35 min, VOSTF

Pendant quelques minutes un jeune homme rêve de la réaction parfaite que pourraient avoir ses parents en apprenant son homosexualité.

 

au coeur du festival : des rencontres

 

avec les réalisateurs

 

autour du thème " Mascarade "

en présence de Yann Beauvais

débat-rencontre autour de Paragraphe 175 :

" la déportation des gays quelles raisons pour un silence ? "

La non-reconnaissance de la déportation des homosexuels pendant la Deuxième guerre mondiale.

 

A l’issue de la projection du documentaire de Rob Epstein et Jeffrey Frieman, Paragraphe 175, nous souhaitons évoquer les raisons pour lesquelles les " hommes au triangle rose " demeurent encore aujourd’hui si peu reconnus. Chaque année, à l’occasion de la Journée du Souvenir, les associations de déportés homosexuels sont rejetées des cortèges officiels. Quelles sont les raisons de cette homophobie ? Faut-il ou non créer un Mémorial de la Déportation Homosexuelle réclamé par plusieurs associations ?

 

Intervenants (liste susceptible de modifications)

 

  • Michel Celse, étudiant en thèse à l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), prépare une thèse sur le thème de la déportation des homosexuels,

  • Bruno Brive, association Les Flamands Roses (Lille),

  • Didier Eribon (sous réserve), sociologue, auteur notamment d’une biographie de Foucault, et de l’ouvrage de référence Réflexions sur la question gay,
  • Françoise Gaspard, sociologue, chercheuse et enseignante à l’EHESS,
  • Christophe Girard (sous réserve), candidat sur la liste des Verts aux élections municipales de Paris (4éme),
  • Guy Hascoët (sous réserve), Secrétaire d’Etat chargé de l’Economie Solidaire,
  • Pierre Seel, ancien déporté,
  • Florence Tamagne, auteur de l’Histoire de l’Homosexualité en Europe,
  • Jean le Bitou, Président de l’association Mémorial de la déportation des Homosexuels (Paris),
  • Laurent Bellini (sous réserve), Chef du Protocole au Secrétariat d’Etat aux Anciens Combattants.

 

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