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La
confusion des genres
Le film commence sur un plan de Pascal Greggory (Alain) allongé nu sur son lit, s'adressant en rêve à tous ces amants et maîtresses avant ou après l'amour. Il est mal à l'aise, ne sait plus où il en est, ne sait pas s'il veut faire l'amour, s'il veut continuer la relation, etc. Bref, il est l'indécision personnifiée. Le personnage est posé.
Mais apparaissent deux personnages secondaires qui vont éparpiller le film dans des directions inutiles et redondantes. C'est dommage, ça commençait bien. Marc est un jeune criminel, interprété par le beau Vincent Martinez, dont Alain gère le dossier. Il sent bien le désir de l'avocat pour lui et semble bien décidé à l'utiliser. Il voudrait convaincre son ex copine de le voir en prison par l'entremise d'Alain. Voilà notre avocat transformé en messager, parti pour effectuer d'incessants allers et venus entre la prison et l'appartement de la copine, avec qui, en plus, il a une liaison. C'est un peu chargé. Le trio de départ était bien suffisent, et l'ajout de ces deux personnages (Marc et sa copine) donne au film une dimension trop boulevard. Il aurait fallu approfondir le trio de départ et le faire vivre davantage. Ennuyeux et invraisemblable (comment un avocat peut-il se compromettre à ce point pour les seuls beaux yeux de Vincent Martinez ?). Le film cumule d'autres invraisemblances (de moindre importance), notamment dans le dialogue, qui finissent par agacer. On retiendra un parti pris amusant qui consiste à casser les valeurs sacrées des hétéros : le mariage, l'instinct maternel, les enfants élevés par un père et une mère. Tout ceci est gentiment malmené et "l'ordre symbolique" en prend un coup. Jouissif (niarc !). Ajoutez à cela la magnifique interprétation de Nathalie Richard et de Bulle Ogier, sa mère. Des qualités qui s'ajoutent au dialogue souvent pétillant, aux situations bien menées (quand elles se concentrent sur le trio de départ), et qui font de La confusion des genres un film relativement plaisent. Quant à la musique de Jay Jay Johanson, on profite surtout au générique de fin (dommage).
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