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Personne
n'est parfait(e)
Voilà l'image que donne de nous ce film de Schumacher. Mais ce n'est pas là son seul et unique défaut. La trame de départ est complètement irréaliste et agace tout le long du film, puisque tout repose dessus. Un vrai mec (Robert de Niro), pur et dur, ancien soldat, héros de la nation, totalement conservateur (limite facho) est amené à prendre des cours de chant avec une drag queen folle hystérique, dans le cadre d'un programme de rééducation. De là va naître une amitié... Vous voyez le genre : "Tout les sépare, et pourtant...". Du déjà vu, en somme. La rencontre des deux protagonistes tarde à venir, et on l'attend, on la voit venir et on s'ennuie. Mais quand elle arrive, c'est pire. De poncifs et poncifs, le film avance lourdement. Le héros n'est pas vraiment un héros, il a peur. Lui aussi a ses faiblesses. La drag queen confie la misère de sa vie affective et professionnelle : Ce n'est qu'une drag queen, pas une artiste. On apprend comment elle s'est sentie femme pour la première fois, etc. Et on passe d'une scène de dispute à une scène de confidence, et d'une scène de confidence à une scène de dispute. Tout ceci est horriblement convenu et prévisible. Du vrai cinéma américain, comme on l'aime. Ajouter à cela une histoire de gangster qui cherche un paquet de pognon qui leur a été volé dés le début du film. Ce petit supplément de programme nous vaut le plaisir de scènes plus redondantes que récurantes, qui sont sensées apporter un peu de piquant et d'action à l'affaire et qui n'apportent rien. Tout ceci est dégoulinant de bonnes intentions bien entendu, on doit y voir un appel à la tolérance. Mais c'est toujours l'image la plus racoleuse de l'homosexualité qui est utilisée (ça ne changera jamais !) et ce film suscitera bien plutôt la pitié voire la condescendance de spectateurs (ils seront nombreux...) qui prendront les personnages homos pour argent comptant. Condescendance et tolérance, ce n'est pas tout à fait la même chose. |
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