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a d v e n t i c e : 1 1 : 9 9 : C I N E M A |
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Festval de films gays, lesbiens, bisexuels, transgenres. 24 NOV - 18 DEC 1999 Lille et environs
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Question de Genre 8
1989-1999 :
Dix ans. Dix ans que l’association Gay-Kitsch-Camp promeut la " culture
gay " élargie à la culture des genres : par une
activité d’édition (+ de 40 volumes) ; par un festival
de films (9e édition en préparation) ; et
aujourd’hui par la création d’un Centre de recherches, d’études
et de Documentation sur les sexualités plurielles. Dix ans que
l’association se bat contre le racisme, le sexisme, l’homophobie et le
sida par les moyens culturels (cinéma, livres, photos, débats).
Dix ans de succès mais aussi dix ans d’échos parasites :
Culture gay : – non, il n’existe qu’une culture, LA Culture ! ; Cultures ? – Oui, mais ethniques, économiques, pas sexuelle ! Il n’existe pas d’identité liée au sexe ou au genre ! Les homosexuels ne constituent pas un groupe social ; Diffusion ? – prosélytisme ! ; Visibilité ? : – scandales, mauvais goût, mauvaise image ! ; Communauté, spécificités ? – ghettos ! Balkanisation ! Enfermement ! Une République qui ne reconnaît pas ses communautés n’est pas une République. C’est une entreprise de fabrication en série de lits de Procuste . Il existe des centres de documentation publics et privés dans tous les domaines. Il n’en existe pas sur les homosexualités. Nous en proposons un depuis des années. Silence des administrations. Alors, nous l’entreprenons, mais avec de gros risques. C’est pourquoi, nous vous demanderons avec insistance votre aide financière. Le soutien des collectivités et de l’État viendra tôt ou tard mais nous ne pouvons plus attendre. Déjà, nous disposons de deux emplois-jeunes et de notre savoir-faire. Il nous faut un lieu digne de ce nom ! Retrouver l’Europe. Tel est le thème de ce huitième festival. Nous avions demandé l’aide de la Communauté européenne (projet " Médias "). Deux personnes ont distribué des milliers d’euros dont nous n’avons pas bénéficié malgré un bon dossier, car il y avait " trop de demandes " (de la part de festivals gays ?). C’est grâce à nos partenaires (institutions, établissements, particuliers) que nous devons d’avoir maintenu le cap. Qu’ils en soient ici remerciés. Un remerciement particulier au Goethe Institut et à Dorothée Ulrich qui nous ont permis de lancer ce festival sur notre objectif patrimonial : reprendre, plus de cent ans après, le flambeau de Magnus Hirschfeld. Patrick Cardon
mercredi 24 novembre GOETHE INSTITUT, centre culturel allemand 98 rue des stations, Lille, 03 20 57 02 44, Métro Cormontaigne OUVERTURE : PATRIMOINE ALLEMAND Exposition " cent ans de mouvement homosexuel en Allemagne " visite guidée par Rainer Herrn, concepteur et réalisateur. Entrée libre. 19h00 Inauguration de l’exposition. Introduction par Rainer Herrn. Du 24 novembre au 18 décembre 1999 et du lundi au vendredi de 9h00 à 12h30, de 13h30 à 18h00 et le samedi de 8h30 à 11h45, de 12h45 à 15h00. En mai 1897, une première organisation dans le monde pour défendre les intérêts des homosexuels fut fondée à Berlin par le pionnier en sexologie, Magnus Hirschfeld, et par ses collègues. En 1919, au début de la République de Weimar, Hirschfeld créa un institut de recherches et établit ainsi la sexologie comme champ légitime de recherches scientifiques. A l'occasion du centenaire du mouvement, l'exposition passe en revue ses différentes étapes : la culture gay florissante pendant la République de Weimar, la destruction du mouvement et la persécution des homosexuels par le régime nazi, les orientations différentes suivies dans les deux Allemagnes après la guerre. Rainer Herrn, chercheur en science de la nature et sciences sociales, est directeur du Centre de recherche de la Société Magnus Hirschfeld et collaborateur du Centre scientifique en recherches sociales à Berlin. Il a publié plusieurs livres sur la formation des théories sur l’homosexualité ainsi que des enquêtes sur la situation actuellre dans les nouveaux Länder et la prévention du sida. Magnus Hirschfeld Gesellschaft, Chodowiecky Str., 41. 10405 Berlin. Allemagne. Tél. 441 39 73. Email : mhg@magnus.in-berlin.de
LE PREMIER FILM MILITANT SUR L’HOMOSEXUALITÉ AU MONDE 20h00 Anders als die Anderen (Différent des autres), Richard Oswald et Magnus Hirschfeld, 1919, Allemagne, 40’., N&B, Muet, Copie restaurée. Dist. Deutsches Film Museum München, St. Jacobs-Platz. 80431 München. Deutschland. Tél. 00 (49) 89 233 223 48. Fax 339 31. Ce film célèbre est la première tentative d'aborder au cinéma la question de l’homosexualité alors sous le coup du § 175 du code pénal allemand qui subsistera jusqu’en 1994. À l'exemple d'un jeune violoniste, le film montre le destin tragique que réserve une société répressive et intolérante à ceux qui sont " différents ". Des acteurs célèbres du cinéma muet allemand ont contribué à ce film remarquable, restauré par le Musée du Cinéma de Munich et du groupe Kirch à l'occasion du 80e anniversaire de sa première en 1919. PAF : 30 F 00 vendredi 26 novembre Atelier d’Art chez Valérie Perlein, 3 rue Boucher de Perthes, Lille (Quartier Vauban) Tél. 03 20 54 91 20 Métro République. Entrée libre. 19h00 Vernissage de l’Exposition " Pochettes et coffrets en tout genre" Du 26 novembre au 18 décembre, de 17h30 à 20h00 le lundi, le mercredi et le samedi. En présence du collectionneur Cette exposition retrace l'imagerie gay et lesbienne, affichée ou non, au travers de plus d'une centaine de pochettes de vinyl et de CD. Collection personnelle de Luc de L’Arlequin de Bruxelles. Original et exceptionnel. samedi 27 novembre Station vidéo Heure Exquise ! Le Fort, rue de Normandie, Mons en Barœul, Métro Fort de Mons, 03 20 432 432 en présence de réalisateurs programmes courts canal + 19h30 Lesbien raisonnable, Josée Constantin et Catherine Gonnard, France, 1999, 26’. Être lesbienne aujourd’hui, c’est comme être féministe sans le savoir. On ne le revendique plus, on le vit. Il y l’avant et l’après coming-out (sortie de placard). La visibilité, la " fierté lesbienne " a mûri et grandi grâce à l’activisme militant, aux réseaux conviviaux, aux lieux commerciaux, à la presse associative, aux sorties de placard, aux artistes branchées, à la naissance d’une communauté... LESBIEN RAISONNABLE raconte une histoire contemporaine des quatre, cinq dernières années, fait un rapide état des lieux des milieux lesbiens francophones (France, Belgique, Suisse, Canada). Les Branlements progressifs du plaisir, Alain Burosse et Lionel Bernard, France, 1999 18’ Portrait de JNRC, cinéaste culte et premier documentariste X. Sa spécialité : du hard pompier hot-amusant. Prod. Canal+. JNRC filme depuis cinq ans à Marseille des petites frappes hétéros de tous poils en train de se masturber (voire plus !!!). Il a également tourné dans les pays de l'Est et en Afrique, débusquant à l'aide de sa caméra d'amateur les " zones interdites " de brutes en rut sur fond de chambres d'hôtel glauques. Ses vidéos que l'on s'arrache dans les sex-shops s'intitulent Pompiers, Bidasses ou Légionnaires quand ce n'est pas Turcs, Gitans ou Balkans Connection. Jusqu'à présent, il ne s'agit que de porno amateur assez banal. Mais il aurait introduit dans l'univers confiné du porno gay une vérité documentaire en inventant un style où prise de vue continue et son direct mettent à nu l'existence même de l'homme filmé. Du même coup, en imposant ses " modèles " multi-ethniques post-bressoniens, JNRC ferait la nique aux studios américains et à leurs étalons siliconés. Magazine Supplément détachable : réalisation Jean-Baptiste Erecca Le Planeur, Yves Cantraine, Belgique, 1998, 17’, avec Fabrice Rodriguez (le voleur) , Bruno Marin (son amoureux), Carmela Locantore : la serveuse. Un fragment d’histoire d’amour au premier degré, de l’amour sans calcul, une histoire prise dans le mouvement. Bruno poursuit Fabrice, court, sans calcul, pour s’envoler avec lui, jusqu’au bout. Shame no more (plus jamais honte), John Krokidas, USA, 1998, 12’. N&B. [prix du meilleur court-métrage au Festival du court-métrage de Grenade ; meilleur film étudiant à Aspen en 1999 (USA) ; prix spécial du jury au Festival du film Sundance en 1999] L’histoire se déroule dans une ville typiquement américaine des années 50 appelée Cherry Creek. Un communiqué du service public vient rompre la vie idyllique de ses habitants en annonçant une épidémie d’hétérosexualité et en incitant vivement les victimes à se soigner. Le Jeune Johnny prétend travailler sur un projet en biologie mais en réalité passe ses nuits avec Diane sa petite amie. Son père découvre le pot au rose en interceptant une lettre d’amour. Johnny est alors confronté à son désir hétérosexuel et entame un traitement de reconditionnement psychothérapique... Fish belly white (blanc bec), Michael Burke, USA, 1998, 22’. Duncan un garçon de ferme du Vermont est un marginal qui essaye désespérément de se faire des copains. Mais il échoue à cause de sa maladresse et n’arrive à établir des relations affectives qu’avec son poulet apprivoisé ce qui lui attire les pires moqueries. Comment Duncan arrivera-t-il à survivre dans cette environnement en apparence idyllique mais en réalité si cruel ?... PAF : 30 F 00
dimanche 28 novembre Station vidéo Heure Exquise ! Le Fort, rue de Normandie, Mons en Barœul, Métro Fort de Mons, 03 20 432 432
16h30 Die schwulen Träume des James Bidgood (Les rêves homos de James Bidgood), Wolfgang Hastert, Allemagne, 31’. Vostf ARTE. Excellent Documentaire sur le réalisateur de Pink Narcissus que vous redécouvrirez au Métropole le 6 décembre. James Bidgood arriva à New York, de Madison, Wisconsin, en 1951 à l’âge de 18 ans, dans le but de devenir star des comédies musicales.Bidgood alliait à sa sensibilité visuelle un sens du spectacle et de l’humour obscène. Ces qualités lui servirent en tant qu’acteur de quelques pièces de théâtre d’avant-garde et lui permirent aussi de s’imposer comme acteur travesti dans une boîte mal famée, le Club 82. Bidgood dessina aussi des costumes de théâtre et travailla comme photographe indépendant. Cf l’excellent livre paru chez Taschen, Bidgood, Texte de Bruce Benderson, 1999. It’s elementary, (C'est élémentaire), Debra Chasnoff, Helen Cohen, USA, 1996. 1h18. Pour la première fois en vostf. Dist. Lambda Education. Case postale 5446. 1211 Genève 11.Suisse. Tél. 41-22-738-56-66. E-mail : info@lambda.education.ch. Internet: Caméra au poing, Debra Chasnoff (Oscar® du meilleur documentaire en 1991) et Helen Cohen ont franchi la porte de six écoles à travers les Etats-Unis, et ont capturé les témoignages d'enfants de 6 à 15 ans, ainsi que les analyses des enseignants autour du thème de l'homosexualité. It's Elementary est un documentaire saisissant, qui montre sans artifice l'image que les enfants ont des gays et des lesbiennes, leurs préjugés candides, leurs questions et leurs sentiments. De la Californie au Massachusetts, enfants et professeurs réfléchissent sur la discrimination, s'affranchissent de leurs stéréotypes, et s'interrogent sur la vie en communauté, sur la diversité des formes de la famille et les différences personnelles et sociales. Hymne à l'ouverture et au dialogue, It's Elementary souligne la nécessité de briser le silence qui entoure un sujet qui touche la vie de chacun. Avec la participation de " Contact " association des parents de gays et de lesbiennes BP 80 59370 Mons en Barœul. Tél : 03 20 56 68 04 et de l’APGL, association de parents gay et lesbiens, BP 51, 59008 Lille Cedex.Tél : 03 20 32 40 05 PAF : 30 00 Rétrospective John Waters " John Waters " Né le 22 avril 1946 à Baltimore (Maryland). il grandit à Lutherville (dans la banlieue de Baltimore) entre dans une école catholique dont il ressort plus provocateur que jamais. Après les deux films en 8 mm, Hag In A Blark Leather Jacket et Roman Candles (1964) qui lui font rencontrer ses égéries Mink Stole et Divine. Il se lance dans le long métrage envers et contre tous. Waters est un self-made man : producteur, monteur, chef opérateur... Il est même montreur de marionnettes ! Le fait est que ses films vont loin. Assez pour qu'ils soient considérés comme " underground ". Marqué par les procès du gang de Charles Manson et celui de Patty Hearst (devenue comédienne dans ses films), Waters signe dans la mouvance ses deux pamphlets les plus violents: Pink Flamingos pour lequel il devra payer une amende de 5 000 dollars pour obscénité, et Female Trouble dans lequel le travesti Divine réussit la performance de se violer lui-même ! Mais son œuvre commence à être reconnue, au point que le musée d'Art moderne inclut Pink Flamingos dans sa collection permanente ! Considéré comme un cinéaste culte, Waters se fait connaître internationalement avec Polyester le premier film en " odorama " (un sticker avec des pastilles à gratter était remis à l'entrée de la salle). Hairspray marque un tournant dans une filmographie s'adressant à un public plus large, mais gardant un esprit indubitablement caustique. La disparition de son " acteur-actrice " fétiche, Divine, afflige Waters, qui reprend néanmoins du poil de la star avec Cry Baby dans lequel il révèle le talent de Johnny Depp. Mais c'est en 1994 que le réalisateur entre dans la fameuse " A-list " (film produit par une major) avec Serial Mother dans lequel Kathleen Turner tue à tour de bras; une comédie noire qui sera présentée hors compétition à Cannes. Entre ce film et Pecher Waters a introduit son cinéma dans l'art contemporain en accolant des images extraites de ses films et saisies sur un écran de télévision - comme un " story-board photographique ". Il a également rénové la copie de Pink Flamingos. ajoutant certaines scènes coupées au montage et présentant le film neuf an festival du Film américain de Deauville. Filmographie : 1969 Mondo Trasho ; 1970 The Diane Linkletter Story ; 1970 Multiple Maniacs ; 1972 Pink Flamingos ; 1973 Female Trouble ; 1977 Desperate Living ; 1981 Polyester ; 1987 Hairspray ; 1990 Cry Baby ; 1994 Serial Mother ; 1998 Pecker. " Divine, le retour " C'est surréel. J'adore voir l'effet que la célébrité a sur les gens. Prenez Divine: avant ii se faisait tabasser à l'école. Après les mêmes gens lui demandaient des autographes. La célébrité est donc protectrice. Divine est un bel homme de cent cinquante kilos qui joue habituellement des rôles féminins dans mes " atrocités sur celluloïd ". Je pense à lui comme " il " quand il n'est pas costumé et comme " elle " quand il est en travesti. Divine préfère " ellui " (shim), mais c'est grammaticalement gênant. Divine aime les vêtements serrés et révélateurs, les chaussures à très hauts talons et ne voit aucun inconvénient à teindre ses cheveux, ou à les raser, juste pour le look. Doté d'une légère toison de la tête aux pieds, il paraissait encore plus bizarre lorsqu'il n'était pas travesti. Ses cheveux étaient rasés jusqu'au sommet du crâne et ses sourcils n'étaient plus qu'un souvenir. Ce qui restait de sa chevelure était teint en un jaune hideux et servait de rembourrage à une perruque plutôt minable, teinte elle aussi. Son épais rouge à lèvres ne partait jamais tout à fait, son visage et ses lèvres étaient constamment rose pale. Il n'accordait aucun intérêt à son apparence masculine de tous les jours et portait en dehors du tournage une large salopette blanche qui lui donnait l'air d'un éboueur dément et plutôt efféminé. John Waters in Provocation, Editions Clancier-Guenaud lundi 29 novembre CINÉMA LE MÉTROPOLE 26 Rue des Ponts de Comines, Lille, 08 36 68 00 73, métro Gare Lille Flandres rétrospective John Waters 19h30 Hairspray, John Waters, USA, 1988, 1h36, Avec Divine, Debbie Harry et Ricki Lake et la participation de Pia Zadora. Dist. Metropolitan Film Export 1, rue Lord Byron 75008 Paris. Tél. 01 45 63 45 60 Fax 01 56 59 23 35. Nous sommes à Baltimore en 1962 : c'est l'époque des cheveux crêpés, des pantalons étroits, des cols anglais, et la société change de manière radicale. Les jeunes sont partagés entre passer leur temps à danser des danses à la mode ridicules (le Madison, le Mashed Potato et 27 autres succès) et abandonner toute prudence pour se joindre à la lutte contre la ségrégation raciale. Hairspray est leur histoire, une satire des deux genres cinématographiques les plus horribles de notre époque : le " film pour ados " et le " film à message ". John Waters nous offre une comédie unique en son genre, parfois sérieuse, mais qui laisse la part belle à la farce et au délire, une véritable fable sociale. On petit le dire, Hairspray est un film qui interpelle le monde ! Hairspray est également le dernier film de Divine, décédé récemment à Los Angelès, acteur et personnage extravagant créé par le metteur en scène de théâtre Tom Eyen et révélé par John Waters dans ses films Pink Flamingo (1972), et Female Trouble (1974). Dans Hairspray, Divine interprète deux personnages avec, à ses côtés, plusieurs chanteurs de rock dont Debbie Harry (chanteuse de Blondie), Ric Ocasek. Ruth Brown, Sonny Bono (Sonny & Cher) et Pia Zadora.
21h30 Pink Flamingos, John Waters, USA, 1972, 1h33, avec Divine, David Lochary et Edith Massey. Dist. Metropolitan Film Export 1, rue Lord Byron 75008 Paris. Tél. 01 45 63 45 60 Fax 01 56 59 23 35. La critique est devenue un métier branché. En 72, les critiques étaient tous coincés et ils ont mordu à l'appât en disant que Pink Flamingos était le film le plus répugnant du monde. Pink Flamingos, le plus connu de mes films à ce jour, est un film très américain. Il a été présente comme un " exercice de style sur le mauvais goût " et j'aime bien cette définition. Les thèmes du film sont très américains, (la compétitivité et la guerre) et concernent deux groupes de marginaux qui luttent pour le titre des " êtres les plus répugnants qui soient. " D'un côté nous avons Divine, la " Reine du Déchet " et son étrange famille : Crackers (Danny Mills), son fils hippie débile ; Cotton (Mary Vivian Pearce), une blonde décolorée aux allures de star, atteinte de voyeurisme, et Mama Edie (Édith Massey) une vieille dame de 125 Kg assise dans un parc à bébés, en culotte et soutien-gorge et qui raffole des œufs. Entrée : tarifs usuels à l’unité. 60 F 00 les deux films.
mardi 30 novembre CINÉMA LE MÉTROPOLE 26 Rue des Ponts de Comines, Lille, 08 36 68 00 73, métro Gare Lille Flandres soirée " Têtu " En présence de Thomas Doustaly, rédacteur en chef et de François Ozon, réalisateur. rétrospective John Waters (suite) 19h30 Polyester, John Waters, USA, 1981, 1h30. Avec Divine, Tab Hunter et Edith Massey. Dist. Metropolitan Film Export 1, rue Lord Byron 75008 Paris. Une drôle d’engeance que la famille Fishpaw : Francine, la mère, 150 kgs, s’épuise dans l’alcoolisme ; son mari, Elmer, directeur d’une salle de cinéma porno, sort éhontément avec sa secrétaire ; Lulu, la fille se donne à tous les teenagers du coin pour quelques dollars et le fils Dexter se shoote au triclo et prend son pied en agressant les femmes aux belles chaussures… Une méchante satire de l’american way of life d’un mauvais goût revigorant, réalisé en " odorama " qui permettait aux spectateurs d’alors d’humer quelques odeurs. 21 h 30, Les Amants criminels, François Ozon, France, 1999. Avec Natacha Régnier et Jérémie Renier. Dist. Mars Films, 95 Bd Haussman, 75008 Paris. Tél. 01 44 94 95 00. Fax : 01 44 94 95 00. Luc et Alice ont des corps d'adolescents. Luc est assis sur un lit, il a les yeux bandés. Debout, face à lui, Alice lui ment. Elle dit qu'elle se déshabille, qu'elle a les seins nus, qu'elle les mouille de sa salive. Luc la croit sans la voir. En spectateur docile, il admet tous les mensonges qu'on lui offre. Mais, lorsque Alice s'approche de lui et baisse son slip, Luc ne peut plus cacher combien ces non-vus ne le font pas bander. Tout le projet des Amants criminels tient dans ce prégénérique. Le film n'a qu'un objectif, refaire bander Luc, en lui exposant, pour de vrai, ce qu'il refuse voir... Et en passant, nous refaire bander, nous, les spectateurs dociles, qui nous enfermons au cinéma, habitués à ne rien voir et à faire les excités, comme si nous avions tout vu. Maintenant, Luc a le corps blessé, plaies, hématomes. Luc est enfermé dans un fourgon de gendarmes. Il regarde la caméra, les spectateurs. Son regard est mauvais, il tremble comme des lèvres, un poing prêt à frapper. Et, sur ce regard, le noir s'impose, le générique défile. Le film est fini. Plus rien n'existe quand une projection s'achève, juste de la pellicule percée. Des bobines enfermées dans une boîte de fer. Luc n'existe plus. Et Les Amants criminels ont gagné leur pari. Entrée : tarifs usuels à l’unité. 60 F 00 les deux films.
mercredi 1er décembre Au
bar " Les Imprévus ", Soirée condomania avec l’association AIDES Journée internationale contre le sida 18 h vidéo de pornoprévention. Happy hour de 18 h à 2 h 00 entrée libre mercredi 1er décembre CINÉMA LE METROPOLE dans le cadre de la biennale du Regard du cinéma allemand organisé par le Goethe Institut 20h30 Aimée et Jaguar, Max Färberböck, Allemagne, 1999, 1h44, VOSTF. Inédit. Dist. Senator Film Production, Norbert Maass, Kurfürstendamm 65, D-10707 Berlin. Tél. 49 30 88 09 17 56. Fax : 49 30 88 09 17 53. Email : produktion@senatorfilm.de Berlin 1943/44. Menacées à la fois par les bombes qui tombent et les persécutions qui les guettent, deux jeunes femmes vivent le grand amour. Pour l'une d'elles, mariée et mère de quatre enfants, ce sera l'expérience décisive de sa vie. Pour l'autre, qui vit exposée en permanence à un double danger en tant que Juive et en tant que membre d'une organisation clandestine, cet amour signifie aussi un espoir de vie et de survie. Cette poignante histoire est tirée de faits réels, et les deux actrices principales ont obtenu ensemble le Prix d'interprétation au festival de Berlin 99.
jeudi 2 décembre Galerie " En art comme en Amour " 22 rue de la Halle, Lille, 03 20 42 18 32, près de la Halle au Sucre expositions – Christopher Nis Peros : " Sexy vegetables ". Photographies en hommage à Edward Weston. – Marek Rybicki : " De certains hommes et de certaines femmes ". Peintures 19h00 Vernissage des expositions en présence des artistes. Entrée libre. vendredi 3 décembre Cinéma Le Méliès Centre commercial Triolo, Villeneuve d’Ascq, 03 20 61 96 92, métro Triolo en présence du réalisateur. 21 h 00 Le Traité du Hasard, Patrick Mimouni, France, 1998. Avec Eliane Pin Carringhton, Nini Crépon, Laurent Chemda. Dist Pierre Grise, 52 rue Charlot, 75003 Paris tél 01 40 27 99 06 fax 01 40 27 97 16. Commencé comme un home movie au lit (moi et mon amant du jour), le Traité du hasard, comme son titre l’indique, va peu à peu ricocher ailleurs, rebondir sur d’autres passions intempestives, se démener dans la Terra incognita des nouveaux désordres amoureux que, pour partie, le sida a induits. Stoïcisme. Faire d'une anecdote biographique un aphorisme philosophique. La démarche est éminemment pensée. On songe au magnifique épisode, signé par Fassbinder dans le film collectif L’Allemagne en automne (l978) qui voulût le cinéaste mettre en scène sa propre paranoïa dans une Allemagne militarisée par la mort et l'enterrement d'Andreas Baader. Dans le Traité du hasard Mimouni ne s'épargne guère, tant dans le diagnostic de sa quarantaine flippée que dans la représentation quasi clinique de son physique qui le lâche. Ce qui lui donne le droit et le devoir d'être tout aussi radical avec le petit peuple des personnages qu'il côtoie. Les chers vieux amis de toujours, fidèle à la confiance, et les nouveaux jeunes amis de l'instant, chiens fous de techno ou chiennes folles de backroom (l'un n'excluant pas l'autre). Il y a dans ce projet dual quelque chose d'un dialogue querelleur des Anciens et des Modernes, même si le sujet commun des pourparlers n'est pas d'une gaieté folle : le sida et comment s'en accommoder. Le stoïcisme du film, sa belle résolution ("faire avec "), ressemble à la formule d'une potion magique qu'on ferait bien de tous et toutes avaler amitié, confiance, tendresse et humour. Amitié exigeante (un coup de pied au cul vaut toujours mieux qu'un pieux mensonge au pieu), confianœ de fond (tendre la main à celui qui sombre, quelle que soit la main), tendresse infinie (fût-elle la tendresse des loups) et humour de fou-folle. Cette façon de déconner à bloc, au moment où le plan ou la situation ne nous y préparaient guère, est la plus belle aventure du film. Ainsi de cette scène où la bande de copains visite un des leurs pour l'heure hospitalisé pour cause de sida déparé. Dans la chambre d'hôpital, fatalement la conversation tourne court. Et c'est le jeune homme malade qui, soudain, trouve l'énergie exorciste de terrasser le silenœ : "Qu'est-ce qu'on attend ? Que le poulet cuise ? " Comédie. Le Traité du hasard est aussi une comédie sur le mode d'un happening déraisonnable qui, en sourdine ou à fond, semble constamment branché sur Vipère-FM. Le venin comme contrepoison. Tout est une question de dosage, parfois pas assez, mais toujours s’obstine dans la réjouissance par la grâce inouïe d’une étoile filante dont il est grand temps de louer l'excellence : Eliane Pine Carringhton qui s'hallucine dans le rôle de Lou Rockefeller 3 ("3 pour trois millième du nom", dit-elle). Tous les acteurs du film, dont l'impeccable Mini Crépon en journaliste emblématique de Libération (période Alain Pacadis), sont excellents, parce qu'ils hissent leur réalité de personne à la puissanœ d'un personnage. Mais Eliane Pine Carringhton a quelque chose de surhumain (d'inhumain ?) qui les dépasse tous, et nous avec. Avec tous ses falbalas, ses fourrures, ses faux ongles recollés à la Super-glue, ses fausses crises de nerfs et ses vrais torrents de larmes, ses vannes assassines qui n'épargnent personne et surtout pas elle, Carabosse extralucide ou bonne marraine généreuse, Lou-Eliane est la fée du film et, qui sait, son inconscient ravageur et proprement révolutionnaire. C’est-à-dire ce qu'on devrait toujours être. Gérard Lefort (Libération)
Tarif spécial Question de Genre 29 F 00 sur présentation du programme du festival. samedi 4 décembre J’EN SUIS J’Y RESTE 19 rue de Condé 59000 Lille 16 h Quelle(s) prévention(s) pour les homosexuels du Nord-Pas-de-Calais ? Avec Arnaud Muyssens du CDAG, le Dr B. Riff, les médecins du CH de Tourcoing, la MRPS et le CRIPS (sous réserve) Station vidéo Heure Exquise ! Le Fort, rue de Normandie, Mons en Barœul, Métro Fort de Mons, 03 20 432 432 soirée maghrébine En présence des réalisateurs (sous réserve) 19h30 Algérie, mon amour, N-Y, JLG, France, 1997, 28’. Technique : Steeve G. Avec Djamel, Sofiane, Saïd et Hamid. Tourné en Algérie même en 1994. Témoignage de beaux adolescents " gays " algériens au pays. Les Étrangers, Philippe Faucon, France, 1999, 1h15. Coproduction Ognon Pictures/La Sept Arte. Contact : 14 rue Montmartre, 75001 Paris. Tél. 01 Fax 01 40 26 02 09 Karim Ben Sadla: Selim. Yamina Amri: la mère. Lakdar Smati : le père. Mohamed Chaouch : le frère. Philippe Faucon, réalisateur formé à la jeune école d'Arte, à qui l'on doit déjà deux ou trois téléfilms de belle facture (Sabine, Muriel fait le désespoir de ses parents), explore depuis une dizaine d'années les tourments de l'adolescence et des jeunes adultes d'aujourd'hui. Selim, le héros, jeune homosexuel de 19 ans, engagé volontaire en Bosnie, débarque là-bas avec armes et bons sentiments. De la guerre, il verra surtout les coulisses. Racisme à tous les étages : racisme antihomos, racisme anti-Bosniaques, rebaptisés " Bousnioules ", par les militaires, machisme et bêtise crasse des sous-off. Avec la participation de l’association Amal, association laïque de gay et lesbiennes franco-maghrébine, 19 rue de Condé, 59000 Lille. PAF : 30 F 00
Le Tunnel 80 Bis rue Barthélémy Delespaul, Lille, 03 20 14 37 50, métro République soirée condomania " Comme des Anges " À partir de 22h00 Venez assister ou même participer au casting organisé par le réalisateur Martial Amaury (Comme des Anges production). En présence de deux acteurs. Photos souvenirs et K7 offertes. PAF : 50 F 00 dimanche 5 décembre Station vidéo Heure Exquise ! Le Fort, rue de Normandie, Mons en Barœul, Métro Fort de Mons, 03 20 432 432 15h00 Queer as folk, Russel Davies, GB, 1999. Vost. Canal +. 3h00 en deux séries de 1h30 chacune et un entr’acte de 30’. Prod. Channel 4 TV, 124 Horseferry road, London SWIP, 2TX, Angleterre. Tél. 00 44 171 306 87 85 La série Queer as Folk, qui dépeint la vie quotidienne de trois hommes gays de Manchester, a terminé sa première saison le mois dernier. Une saison qui passera sans doute à l'histoire: la série ne s'est pas gênée pour montrer des hommes gays qui s'embrassent, couchent avec leurs nombreuses conquêtes, bref, qui prennent la vie du bon côté. Stuart, le personnage principal, n'a rien d'un héros. Dès le premier épisode, il couche avec Nathan, un jeune homme de 15 ans, et se moque des sentiments que lui voue son meilleur ami Vince. Comme on pouvait s'en douter, Queer as Folk s'est attiré les foudres des conservateurs et de la presse de droite en Angleterre, qui ont crié au scandale et réclamé la censure. Même les groupes de défense des droits des homosexuels ont manifesté leur désapprobation, jugeant que la série jouait sur les stéréotypes anti-gays comme la promiscuité sexuelle. Après une première série de huit épisodes, Channel Four a annoncé le retour de Queer as Folk l'an prochain. Malgré la controverse (ou peut-être à cause d'elle), chaque épisode a attiré près de 3 millions de téléspectateurs. Romain Bédard PAF : 30 F 00 lundi 6 décembre Forum de la FNAC Rue St Nicolas, Lille, 03 20 15 58 15, métro Rihour 17h30 Rencontre avec Denis Chollet, biographe de Jean Boullet Né
en 1921, Jean Boullet a tenté dès sa prime jeunesse
de fuir un milieu familial par trop classique afin de vagabonder
dans le monde des rêves. Très vite, il superposera
imagination et réalité, expérimentant d'étranges
quintessences. Lancé dans Saint-Germain-des-Prés à
la libération comme dessinateur et critique laudatif du cinéma
d'épouvante, il illustre Boris Vian et quelques morts célèbres
comme Edgar Poe ou Verlaine. Il côtoie Edith Piaf, Jean Cocteau,
Michel Déon, Juliette Gréco, Jacques Chazot, Piéral,
Guitry, Carné, Roland Lesaffre, Kenneth Anger, Félix
Labisse, Lise Deharme, Michel Laclos. A plusieurs reprises, il voyage
au Maghreb. Il se dit " Peintre de la beauté masculine ".
Curieux de sexologie, observateur érudit des mythes populaires,
féru des bizarreries en tout genre, grand collectionneur,
co-fondateur de revues de cinéma, ami et exégète
des illusionnistes, auteur de plusieurs essais de référence,
animateur despotique de son ciné-club privé et de
la " Société des Amis de Bram Stoker ",
marchand d'illustrés anciens, tel fut Jean Boullet. […] Instable,
ayant gâché ses capacités artistiques et dilapidé
sa fortune, il part pour l'Algérie persuadé d'une
conversion à l'Islam. On le retrouve pendu à un arbre
en décembre 1970. De Saint-Germain-des-Prés à
Mai 68, l'itinéraire d'un précurseur. Enfin le livre
de référence sur Jean Boullet 15 ans de recherche
plus de soixante témoignages photographies et dessins rares
inédits.
CINÉMA LE MÉTROPOLE 26 Rue des Ponts de Comines, Lille, 08 36 68 00 73, métro Gare Lille Flandres Soirée Gay-Kitsch-Vamp 19h30 Pink Narcissus, James Bidgood, 1971, 1h04. Avec et autour de Bobby Kendall. Dist. Alive, 49, Rue de Turenne, 75003 Paris. Tél. 01 42 74 18 72 Fax 01 42 74 18 66 Un film mythique découvert en France en 1973 après de nombreux problèmes avec la censure. Le film Pink Narcissus est arrivé à la veille de la libération sexuelle de ce siècle. Il a fasciné le public des films underground au moment même où, pour montrer la sexualité, l’excuse de l’art avait cessé d’être nécessaire. Ce fait recèle une certaine ironie parce que Pink Narcissus et la plupart des photographies de son créateur James Bidgood représentent une des œuvres d’art érotique les plus marquantes de l’après-guerre. Ses images en technicolor, hyperstylisées, d’hommes presque nus dans des costumes et des décors fantastiques ont connu une grande vogue juste avant que décors et costumes ne deviennent totalement inutiles dans l’art érotique. Son film et sa photographie forment une transition entre un érotisme intermédiaire – ou une pornographie romantique – et le monde de représentations sexuelles débridées dans lequel nous vivons aujourd’hui. CARTE BLANCHE FESTIVAL DE FILMS GAYS ET LESBIENS DE BRUXELLES En présence de leurs animateurs qui annonceront le programme de janvier 2000 21h00 Gods and monsters, Bill Condon, 1998, 1h45. Inédit. D’après le roman de Christopher Bram, Le Père de Frankenstein, Passage du Marais, 1999. Prix de la Critique, Deauville, 1998. Oscar 99 du meilleur scénario adapté. Vostf. Dist Paradiso Filmed Entertainment, Powerstraat 82, 1731 Relegem-Asse, Belgique. Tél. 00 32 2 461 05 55. Fax 00 32 24 61 08 22. Entrée : tarifs usuels à l’unité. 60 F 00 les deux films. mardi 7 décembre CINÉMA LE MÉTROPOLE 26 Rue des Ponts de Comines, Lille, 08 36 68 00 73, métro Gare Lille Flandres hommage à Dirk Bogarde Décédé le 8 mai 1999, à son domicile londonien, à 78 ans. C’était un des plus grands acteurs du monde. On connaissait presque tous ses films, depuis The Servant, de Joseph Losey, jusqu’à Daddy Nostalgie, de Tavernier. On les aimait souvent moins que lui dedans : dans les Damnés, dans Mort à Venise, il sauvait Visconti. De ses films d’avant, on avait vu Le Cavalier noir , mais on avait oublié son metteur en scène, Roy Ward Baker, pour ne retenir qu’un pantalon assez obscène. Dans The Celluloïd Closet, on se souvenait d’un extrait terrible de The Victim, un film anglais de Basil Dearden, tourné en 1961, où Bogarde incarnait un pédé traqué. Pourtant, les titres des journaux soulignaient l’ambiguïté de l’acteur pour éviter d’écrire en gros qu’il était homosexuel. 19h30 Mort à Venise (Morte a Venezia), Luchinio Visconti, Italie, 1971, 2h10, avec Dirk Bogarde et Silvana Mangano, musique de Gustav Mahler. Dist. Warner, 67 av. de Wagram, 75017 Paris. Tél. 01 44 01 49 99. Fax : 01 40 54 71 93. Dans une Venise croupissante, infestée par le virus choléra et l’écroulement d’un siècle, un compositeur vieillissant et désabusé découvre lentement l’attirance et la fascination pour Tadzio, un bel adolescent charmeur et joueur. Le film de cette fin de siècle à voir et à revoir. 21h30 The Victim, Basil Dearden, 1961, Grande-Bretagne, coul, 1h40, vostf. Film devenu excessivement rare et distribué par Connaissance du cinéma, 22 rue du Pont-Neuf, 75001 Paris. Tél. 01 40 13 07 22. Londres, 1961. Alors que la loi punit l'homosexualité de prison, un avocat homosexuel (mais marié) met sa réputation en jeu pour confondre une bande de maîtres chanteurs à l'origine du suicide de l'un de ses amis. mercredi 8 décembre CINÉMA LE KINO Université Charles de Gaulle (Lille 3), Villeneuve d’Ascq, métro Pont de Bois 20h30 Wilde, Brian Gilbert, GB, 1997, 1h55. Dist. CTV International, 181 bd Voltaire, 75011 paris. Tél. 01 43 71 14 49. Fax 01 43 70 22 77. Décidément, I'Angleterre a bien du mal à se dépêtrer du fantôme encombrant d'un de ses plus célèbres citoyens: Oscar Wilde. Après avoir encensé l'auteur dramatique, avoir honni et train plus bas que terre le sodomite scandaleux, avoir oublié l'exilé renommé Sébastian Melmooth, puis, au fil du temps, s’être réapproprié son théâtre puis sa figure de dandy, l'Angleterre officielle de cette fin de XXe siècle n'a pourtant pas eu le courage de réhabiliter celui qui fut mis au ban de la société victorienne pudibonde cent ans plus tôt. Pour autant, Wilde n'est plus un maudit depuis longtemps : le nombre de films que la Grande-Bretagne lui a consacré le prouve bien, et celui de Brian Gilbert ne fait qu'en rajouter dans ce sens. En effet, le " Oscar Wilde " qui nous arrive aujourd'hui est, à l'évidence, le plus complet et le plus fidèle des portraits que l'on aie vu jusqu'à présent à l'écran. Suivi d’un débat. Séance spéciale Festival Question de Genre à 20 francs jeudi 9 décembre CINÉMA LE KINO Université Charles de Gaulle (Lille 3), Villeneuve d’Ascq, métro Pont de Bois 20h30 Petites fièvres des vingt ans, Ryosuké Hashiguchi, Japon, 1993, 1h54. Dist. Action Gitane, 33 rue Berger, 75001 Paris. Tél. 01 43 29 61 15. Fax : 01 43 25 78 80. On a découvert Hashiguchi, jeune cinéaste nippon, en 1997, avec son deuxième long métrage, Grains de sable, subtil écheveau de sentiments et de désirs contrariés en milieu étudiant. Ce film-ci (le premier de son auteur) lui ressemble, en plus radical et plus adolescent. Tourné en 1993, il évoque une pratique assez répandue, à en croire la presse japonaise, chez les lycéen(ne)s et étudiant(e)s de Tokyo : la prostitution à temps partiel, considérée comme une source d'argent de poche ou un moyen de financer ses études. Hashiguchi s'intéresse à la variante homosexuelle de ce phénomène de société, mais, justement, sans préoccupation sociale ni misérabilisme. Le bar gay, où les jeunes protagonistes se croisent après les cours et rencontrent leurs clients, sert de théâtre à une double éducation sentimentale : celle de Shin, lycéen ouvertement homosexuel, et celle de Tatsuru, étudiant d'une vingtaine d'années à la sexualité plus indécise. Le premier, rêveur et efféminé, en pince secrètement pour le second, mutique et arrogant, qui ne le lui rend guère [...] Louis Guichard (Télérama) Suivi d’un débat animé par la revue de cinéma Tausend Augen. Séance spéciale Festival Question de Genre PAF 20 francs vendredi 10 décembre Cinéma Le Méliès Centre commercial Triolo, Villeneuve d’Ascq, 03 20 61 96 92, métro Triolo Soirée USA 19h00 Johns , Scott Silver, USA, 1997, 1h36. Dist. Epicentre films, 12 rue Lamartine, 75020 Paris. Tél. 01 42 80 01 02. Fax 02 07. La veille de Noël, John, un prostitué qui fêtera ses 21 ans le lendemain, cherche à rassembler l’argent qui lui sera nécessaire pour passer la nuit dans un somptueux hôtel… 21h00 The Doom generation, Gregg Araki, USA, 1994, 1h24 Dist. Haut et court, 38 rue des Martyrs, 75009 Paris. Tél. 01 55 31 27 27. Fax 28. Amy Blue et Jordan White ont dix-huit ans et mènent une existence insouciante. ils mangent et fument, font l’amour. Au cours d’une nuit de sortie, ils sauvent involontairement un garçon blessé, Xavier Red, dit X, s’embarque alors avec eux dans une violente, sanglante et démoniaque balade à travers les Etats-Unis. Le nouveau venu, capable des pires accès de violence et maniant un langage outrancier et cru, exerce bientôt sur le couple une irrésistible fascination. Tarif spécial Question de Genre le film 29 F 00 deux films 46 F 00 sur présentation du programme du festival. vendredi 10 et samedi 11 décembre ZEM Théâtre 16 rue de Flandre, Lille, 03 20 57 94 94, métro Gambetta 20 h 30 " Le délice des cœurs ou l'orgueil de Pharaon ", Lecture-spectacle organisée par Zoone libre. Poèmes et récits érotiques arabes des XIIIe et XVe siècles. Musiques d'aujourd'hui. Pour découvrir les mille et une délicieuses turpitudes auxquelles donne lieu l'acte d'amour. Lieu sous réserve d’autorisation d’ouverture, téléphonez au ZEM Théâtre. PAF : 40 francs. 30 francs sur présentation du programme du festival !
dimanche 12 décembre Station vidéo Heure Exquise ! Le Fort, rue de Normandie, Mons en Barœul, Métro Fort de Mons, 03 20 432 432 concours de courts métrages inédits 19h30 Algérie, mon amour, N-Y, JLG, France, 1997, 28’. Technique : Steeve G.. Avec Djamel, Sofiane, Saïd et Hamid. Tourné en Algérie même en 1994. Témoignage de beaux adolescents " gays " algériens au pays. C’est ici que je donne des baisers, Arnold Pasquier, France, 1998, 25’. Prod. Le Fresnoy, studio national des arts contemporains. Une évocation biographique, une interview, une fiction : trois moments distincts assemblés autour d’une quête, la joie. Joie nostalgique dans angelarnold autour de la disparition d’une femme aimée. Joiede l’engagement avec l’interview de Philippe Mangeot, président d’Act Up Paris. Joie du choix des amours dans le chemin. Je vois déjà le titre, Martial Fougeron, France, 1999, 18’30. Dist. Panik Prod 5 rue de Metz, 75010 Paris. Tél. 01 40 22 63 03. Fax 01 42 46 13 89. Paulo mélange sa vie privée à seule des autres et s’y perd. À trente ans, il s’attache encore à celle de sa mère, trop proche. À celle de son père, toujours silencieux. À celle de Luis, amant froid et dominateur. À celle inconnues des garçons du réseau. À celle de ses rôles au cabaret. À celles des chansons de Shirley Bassey… Fils unique, Philippe Landoulsi, France, 1999, 20’ S(he)it, Lucie Phan, Béatrice Plumet, France, 1999, 11’35. Dist. Les films en hiver, 34 Bd de la Bastille, 75012 Paris Tél. 01 43 07 18 42. Fax : 01 40 19 19 09 79. Marie est une jeune femme. Sur ce point, la nature est formelle. Pourtant Marie parle avec une voix d’homme. Elle n’a toutefois rien d’un phénomène : dans son monde, les femmes ont des voix d’hommes et vice versa. Seul l’amour rendra à Marie sa propre voix. Tournez Manège, Rafaël Agnelli, France, 1996, 7’23. Contact : 17 rue de Sévigné Régnier, 75004 Paris. Tél. Fax Dans un univers burlesque, une blonde vaniteuse est empoisonnée par ses copines jalouses à la suite d’une partie de tarot. Pendant que ces dernières fêtent leur forfait, la victime entame un voyage onirique où se mêlent fantasmes, espoirs et cauchemars, à la fin duquel le destin lui joue un mauvais tour… Squat, Savin Yeatman-Eiffel, France, 1999. 7’30. Dist. Sav ! The World productions. 9 rue Beethoven, 75016 Paris. Tél./Fax 33 1 42 30 72 27 – savon@cybercable.fr Film d’animation sur une bande de squatter de tous styles et toutes tendances (dont une drag queen) luttant pour garder leur style de vie face à un voisinage pas très compréhensif. Thomas trébuche, Pascal Vincent, France, 1999, 7’. Contact : Alive, 49, Rue de Turenne, 75003 Paris. Tél. 01 42 74 18 72 Fax 01 42 74 18 66 Un baiser et la vie bascule. Des éclats de verre aux éclats de rire… Flying boys, Didier Seynave, Belgique, 1999, 4’ , N&B. Contact : 105 rue du Monténégro, 1190 Bruxelles. Belgique. Tél/fax : 32 2 537 76 73. Au départ, le désir de se retrouver entre copains, un week-end à la mer – Et, par hasard, l’on prend quelques photos un peu particulières (on saute, comme des gamins, du haut des dunes). Ensuite, en découvrant les photos, un coup de cœur ; une envie de vous faire partager cet intense moment de bien-être. Une question de feeling, de réappropriation de l’image photographique en vidéo. La Pomme, Vincent Boujon, France, 1999, 3’. Co-production CLC-AOB Lyon. Dist. Vincent Boujon. Tél. 04 72 07 87 83 C’est un après-midi de juin. Anne et Gilles sont sur un banc. Ils se connaissent, il y a des silences. Gilles espère un signe. Anne lui fera une déclaration. Mais ce n’est pas celle qu’on attend…
PAF : 30 F 00 au bar " le Vice Versa " 3 rue de la Barre, Lille, 03 20 54 93 46, métro Rihour 23h00 remise des prix du meilleur court métrages Remise des Prix du public et prix de festival du meilleur Court Métrage entrée libre lundi 13 décembre soirée Technikart en présence de Léo Haddad (Chef de rubrique Cinéma) 19h30 Liang Zhu (Butterfly Lovers), Tsui Hark, Hong-Kong, 1994, 1h44, vostf. Dist. Metropolitan Film Export 1, rue Lord Byron 75008 Paris. Tél. 01 45 63 45 60 Fax 01 56 59 23 35. La fille unique d’un haut fonctionnaire de la cour impériale chinoise se travestit pour étudier dans un collège réservé aux garçons. Elle y rencontre Leung Shan-pak, un étudiant brillant mais pauvre. Les deux adolescents tombent amoureux mais Chuk Ying-Tai est rappelée par sa famille pour épouser un autre homme. C’est le plus beau film de Tsui Hark, prodige Hong-Kongais. Si la majorité de ses films reposent sur la action et l’aventure, " The Lovers " prouvent aussi que Tsui Hark est un grand romantique n’hésitant à mélanger les genres : le film commence comme une comédie légère puis vire au mélodrame fantastique. La mise en scène est prodigieuse et Charlie Young est exceptionnelle, passant tranquillement et subtilement du rire aux larmes. On l’a reverra splendide et aussi jolie chez Wong Kar-Wai. Loïc Pessaud, Cinéphage 21h30 Crossfire (Feux croisés), Edward Dmytryk, USA, 1947, 1h26, policier. D’après un roman de Richard Brooks. Dist. Archéo Pictures, 9 rue René Boulager, 75010 Paris. Tél. 01 42 40 48 99. Fax : 01 42 39 94 13. Trois soldats démobilisés se trouvent suspectés de l’assassinat de l’un des leurs… L’enquête est menée par le capitaine Finlay. Prière de remplacer le mot " juif " par le mot " pédé " Entrée : tarifs usuels à l’unité. 60 F 00 les deux films. mercredi 15 décembre AU Café Oz, The Australian Bar 33 place Louise de Bettignies, Lille, 03 20 55 15 15, métro Gare Lille Flandres soirée Condomania : Priscilla, folle du désert 18h-22h : Spéciale Happy Hour Question de Genre. Entrée libre jeudi 16 décembre Goethe Institut soirée accompagnée au piano par Pierre-Michel Sivadier 19h30 Ferkel (Les Petits Cochons), Luc Feit, 1998. Allemagne, 3 ‘. Couleurs. Muet. Dist. Jost Hering, Winterfeldtstrasse 31 Berlin 10781. Court métrage cocasse sur un couple d'amants dérangé par une voisine. Anders als die Andern (Différent des autres), Richard Oswald et Magnus Hirschfeld, 1919. Allemagne, 40’, N&B, muet. Cf supra. Ich möchte kein Mann sein (Je ne voudrais pas être un homme), Ernst Lubitsch 1918, Allemagne, 33’, N&B. Dist. Bundes Archiv-film Archiv Berlin Fehrbelliner Platz 3 10707 Berlin / Dist Wiesbaden Dif Deutches Filminstitut Kreuzbergerring 56 65250 Wiesbaden Profitant de l'absence de son oncle, Ossi, garçon manqué, décide de " vivre comme un homme ". Elle s'habille en conséquence, et s'aperçoit que cela comporte aussi des inconvénients, ne serait-ce que pour trouver une place assise dans le tram. Après un joli quiproquo bien comique elle renonce cependant volontairement à son " changement de sexe " sans pour autant renier son esprit d'émancipation. vendredi 17 décembre Goethe Institut 19h30 Ferkel (Les Petits Cochons), Luc Feit, 1998, Allemagne, 3’, couleurs, muet. Inédit. Lola and Bilidikid, Kutlug Ataman, 1998, Allemagne, 90’, couleurs, VOSTF Dist. Cowboy Booking International, 27 West 24th St. Suite 303, New York, NY 10010. Tél. (212) 929-4200 fax (212) 929-9786 email info@cowboybi.com. Murat vit à Berlin. ll a dix-sept ans, il est turc, il est homo et tente de se libérer des entraves familiales pour suivre sa propre voie. C'est un film dur qui parle sur un ton rapide et émouvant de la grande métropole moderne qu'est devenu Berlin aujourd'hui. PAF : 30 F 00 Samedi 18 décembre soirée Condomania JNRC Le Tunnel à partir de 22h00 en présence de Jean-Noël René Clair (JNRC) 22h30 Jean-Noël René Clair (JNRC) : best off et inédit Dist. JNRC productions, 1 rue Pythéas, 13001 Marseille. Tél. 04 91 33 42 90. Fax : 04 91 33 43 09 PAF 50 F 00 avec une consommation soft offerte
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