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Tableau de famille
Une comédie de mœurs sympathique mais assez convenue...
Tableau de famille fait partie des quelques avant-premières du dernier Festival de film gay et lesbien de Paris, sans constituer pour autant un temps fort à lui seul. Un film honnête, frais, amusant, un peu trop conforme à l'idée que l'on peut s'en faire à la seule lecture du résumé.
Antonia perd son mari prématurément dans un accident et découvre que celui-ci avait une liaison avec... un homme. Elle décide alors de percer le mystère de cette relation secrète et fait connaissance avec la petite communauté qui était la seconde famille de son époux. Une coterie composée d'échantillons représentatifs, comme dans les sondages, et comme souvent dans ce type de film assez "formaté". Au programme : une drag queen, un bellâtre atteint du Sida et en phase terminale, un coureur très libertin (l'amant du mari lui-même), un couple de mecs inséparables et l'hétéro de la bande qui passe son temps à voyager. Inutile de dire qu'ils sont tous très beaux (Ah, les italiens...), craquants même. Presque chacun d'entre eux est l'objet d'une séquence qui vient meubler la trame principale, somme toute assez mince. On finit par y voir comme un système, une mécanique trop bien huilée. Tout ce beau monde vit sous le même toit en parfaite harmonie...
Ce contexte donne une étrange impression de déjà vu. De politiquement correct aussi. Comme tous ces films bien lisses aux rebondissements calculés, Tableau de famille se laisse regarder mais manque sérieusement d'un regard personnel, et d'une construction narrative qui sorte des sentiers battus. C'est un film de "Prime Time" donc assez téléphoné et édulcoré. Sans grande surprise. Son premier film, Hammam, était plus personnel, à tout point de vue. Mais Tableau de famille reste une comédie de mœurs aux personnages attachants et biens interprétés.
Gabriel de Monteynard
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